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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 11:10

Que le fans de prose prennent un verre,

Que les fans de vers fassent une pause,

Ich bin de retour et toujours pas en alexandrins!

 

Je suis de retour dans tous les sens du terme puisque le bus dans lequel je me trouve dans la nuit moite du lundi 9 février au mardi 10 me ramène pour une ènième fois à Bangkok... C'est pas que je m'y sentes comme à la maison mais les thaïlandais ont collé leur capitale au beau milieu du pays donc pour aller d'un coin à un autre, il faut bien y refaire une escale.

Cette escale ci, en tout cas, promet d'être haute en couleur puisque j'y ai été convié en toute urgence.

Mary, avec qui on est comme cul et chemise, retrouvera la chaleur germanique hivernale le jour suivant et il semblerait qu'elle appréhende le climat au point qu'elle ait déjà besoin d'être réchauffée.

 

J'arrive donc à Bangkok au terme d'une nuit routière pas très efficace. Le siège qui m'a été désigné est dépourvu de tout, y compris de confort, et c'est bien beau si j'ai dormi 4 heures.

Léthargique, je rejoins donc ma p'tite teutonne au lever du soleil.

Cette fois-ci, c'est sa chambre qu'on partage et la môme n'a qu'une chambre single pourvue d'un petit lit. Seulement il en faut plus pour me décourager! Et elle aussi!

 

Comme il est 7h du matin et que c'est à des années lumières d'être notre heure de prédilection, le rapprochement franco-allemand se fait naturellement; on se recouche, les cuillères retrouvent leur tiroir. Et cette fois, Tally n'est plus là pour les en sortir. Résultat, au réveil de 11h, après s'être décrottés les commissures des yeux pour y voir plus clair, le temps d'échanger deux-trois politesses, le rapprochement est consommé, il est temps de célébrer l'union franco-allemande!

Je vous épargne, j'ai envie de dire malheureusement, les détails car ma grand-mère entre autre va lire ce compte rendu, mais disons de la façon la plus imagée possible que après les amuses-bouches, il faut remettre le couvert pour l'entrée. Qu'après l'entrée arrive le plat principal dont on peut éventuellement se re-servir à loisirs. il arrive alors qu'on soit un peu balloné et qu'il est temps de faire une pause, c'est le trou normand.

 

En effet, ça fait beaucoup au bout d'un moment quand même... On est pas des machines... D'autant qu'il est 16h et qu'on a passé quatre heures à table!

Je sors alors ma botte secrète et en guise de pause, je convie ma chère pour une (re)découverte de la "sky tower", sans doute le plus beau coucher de soleil de la ville puisque perché au 84ème étage.

La vue est toujours au rendez-vous et la pause bienvenue.

C'est même tellement bienvenue qu'on y mangera avec Bangkok à nos pieds avant de retourner à l'hotel pêcher par gourmandise plus que taquinés par la faim.

 

J'étais affamé, je suis maintenant repu.

Et pour la demoiselle c'est pareil, on en peut plus...

 

On remettra bien le couvert une petite fois le matin suivant mais il est l'heure. L'heure pour Mary de s'évanouir dans la nature et l'heure pour moi de retourner à des considérations plus basiques du genre : qu'est ce qu'on mange? Et merde, du riz...

 

Il est donc midi lorsque je suis donc tout seul dans une chambre single, c'est le retour à la normale et aux occupations plus terre-à-terre.

Comme je n'ai pas vraiment la coeur à la visite d'une ville que je commence à connaître comme ma poche, je passe mes mercredi et jeudi au cybercafé pour mettre de l'ordre dans l'blog. Deux jours, rien de moins pour que tout soit à jour... Tu parles d'une chianlie! Mais au moins, le résultat est que tout est carré comme on dit chez les troupes de marines.

Seul intermède dans cette océan de prise de tête, je me suis occupé de la suite du programme. Je suis l'heureux acquéreur d'un nouveau billet de bus. La destination : Phnom Pen, capitale du Cambodge.

Nouveau pays, nouvel horizon, de quoi penser à autre chose après 24h à vivre comme un lapin. Et j'en ai besoin de penser à autre chose car c'est le retour à la normale, je me serre la ceinture!

 

Petite contrariété en passant : Phnom Pen est à quinze heures de route, douane comprise, et il n'y a pas de bus de nuit pour faire le trajet. Le départ est prévu à 8h du matin le vendredi 13 (tiens tiens...) pour une arrivée à 23h le même jour. Sacré programme!

 

Je vais donc enfin quitté Bangkok et la Thaïlande avec plein d'images dans la tête après six semaines sur place qui, comme le reste du voyage, seront passées à mille à l'heure.

De la fête, de la boisson, un aquarium, de la moto, du golf, de la forêt vierge, des cascades, de l'auto-stop, des crocodiles, des couchers de soleil, du camping, des singes, des crottes d'éléphants, du train, des temples, du piment, du kayak, de l'escalade, du tilleul, du long-tail et du speed boat, des ananas, des lagons azurs, des allemands, des grottes, des villages de pêcheurs, de la plongée, de la romance, en un mot du kiff!!!!!

 

Et si ça ne t'a pas suffit, t'as qu'à me suivre de l'autre côté de la frontière.

Sûr qu'au Cambodge, ils ont aussi de quoi faire!!

Je te prends comme témoin.

 

 

 

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Published by simplybrice - dans Ou En Thailande
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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 19:08

On ne peut plus avoir la paix, c'est pas possible!!!

Déjà hier on avait droit à un récit, on pensait donc être tranquille pour la semaine à venir, et vlan!!

Tu l'as pas vu venir, c'est la revanche du retour de la suite des aventures de l'enfant des tropiques, votre serviteur et rédacteur, ma modeste personne, moi!!


Toujours pas d'overdose de grande bleue en perspective, c'est même le contraire qui se produit.

Après une huitaine de jours à Ton Sai c'est à dire à la plage, après la découverte des mangroves et autres îles du parc national de Phang-Nga, on remet le couvert et ce, dans les règles du lard!!


Si je suis aller jusqu'à Khao Lak, c'est pas par hasard, c'est le point continental le plus proche des îles Similan dont je vais vous entretenir la jambe ici.

Les îles Similan sont paraît-il un haut lieu de la plongée sous-marine dans le monde et à tout bien réfléchir, il était hors de question qu'elles n'aperçoivent pas ma trogne un jour ou l'autre. Et comme un aujourd'hui vaut mieux que deux demains, c'est parti mon kiki!!!!

Allons voir de plus près ce qui fait la réputation de ces îles.


J'arrive donc à Khao Lak gonflé à l'oxygène, je vais en avoir besoin.

Khao Lak d'ailleurs dont on ne trouve nulle trace dans le LP, va savoir pourquoi.

Perso, je crois que j'ai maintenant la réponse.

Le pick-up ou sawngthaew me dépose au centre-ville en milieu d'après-midi. Je me retrouve le long d'une nationale avec ma maison sur le dos. Il fait dans les 40° au soleil et je n'ai aucune idée de où est quoi. Première chose, comme d'habitude, trouver un hotel bon marché sans trop marcher, car comme dirait Lapalisse, les kilos, ça pèse.

Et bien bonne surprise qui en d'autres circonstances aurait pû être désagréable, Khao Lak est tout l'inverse de Phang-Nga. Ici, on oublie la Thailande, la vraie. On nage dans les eaux bien connues des hotels à tout va, des restaurants qui servent les spaghettis bolognaises avant le curry, et des centres d'informations pour touristes pas débrouillards. Je comprends pourquoi le LP a fait l'impasse sur l'endroit...

En ce qui me concerne donc, moi qui ne sui pas ici pour y rester, je trouve facilement chaussure à mon pied, lit à ma mesure.


Deuxième étape, choisir un centre de plongée après avoir comparé tout ce qu'ils ont à offrir.

Ma demande, maintenant que je suis là et pour ne pas avoir fait le chemin jusqu'ici pour rien, une croisière de quatre jours sur les Similan avec le plus de plongées possibles.

En l'occurence, je jète mon dévolu sur un package de 4 jours et 3 nuits avec non pas 4, non pas 8, non pas 12 (on se croirait au marché), mais 14 plongées à effectuer dans l'intervalle. Une voiture passera me prendre le lendemain à 7h20, il s'agira tant que possible d'être en forme...

Le soir même, je suis donc l'élève modèle, après un dîner vite engouffré, je suis fidèle au poste de mon plumard qui n'attend que moi pour servir à quelque chose même sans allemande. Seulement, c'est pas facile facile de renier sa nature.

A 22h, je suis toujours debout.

A 23h, idem.

A minuit, pfff, un jeu d'enfant...

Vient alors 1h du matin, alors que je farfouille dans mon petit sac, je suis chiffonné par quelque chose. Qu'est que j'ai foutu de mes lunettes de soleil? Il est vrai que cette réflexion n'aurait pas grand sens si j'étais rue de Montreuil vu qu'on est en février, mais là on est en Thailande et au rythme où vont les choses, le prochain nuage risque d'être l'été prochain quand la mousson se fera fort de me rincer jusqu'aux os. Mes lunettes de soleil sont donc l'accessoire indispensable pour ne pas rejoindre prématurément la fondation Gilbert Montagné!

On est donc au milieu de la nuit, et je suis comme un con à vider la totalité de mes sacs pour finalement me rendre à l'évidence : "Et merde..."

Je réfléchis dans tous les sens, la solution la plus plausible est que je les ai laissées au centre de plongée lors de l'inscription, mais je ne suis sûr de rien, mais alors rien du tout.

Résultat, il est 2h du matin et je suis énervé comme pas deux! J'ai toujours une paire de rechange mais si je perds quelque chose comme ça, j'aimerais autant que ça soit quelques jours avant le retour, pas à moins de 20% du voyage!

Toujours est-il qu'il est maintenant l'heure de se forcer à trouver le sommeil. Le marchand de sable croisera ma route avant 3h, c'est loin d'être un moindre mal...


Vendredi matin (6 février), 7h, le réveil sonne et réveille le seul neurone actif de mon cerveau. Aïe aïe aïe, dur dur, vas-y mollo...

D'ailleurs, je ne suis pas le seul à y aller mollo. La navette sensée être donc là à 7h20 n'arrive qu'à 8h30, j'étais à deux doigts d'aller me rechoucher! Et bien sûr à bord, aucun signe de mes lunettes de soleil...


Pour rejoindre le gros bateau de plongée, il faut en prendre un plus petit, plus rapide, en un mot, racé.

Une dizaine de personnes sont aussi là et tous s'installent à l'arrière, bien à l'abri sous la capote. Moi, si je fais ça, c'est couru d'avance que je vais me rendormir à grande vitesse. Donc comme à l'accoutumée, je m'installe devant, en proie aux vagues et aux embruns.

Car le voyage est loin d'être calme. Le bateau propulsé par deux moteurs de 200 chevaux bondit littéralement de vagues en vagues et à chaque fois qu'il atterrit, on est loin d'être sur un lit de plumes.

Seulement dans ces conditions, je suis dans mon éléments. Comme à Phang-Nga, entre autre, j'ai mon casque sur les oreilles qui crache tout ce que je possède de gros son. Quand c'est pas les vagues qui me secouent la tête, c'est moi même qui prend la relève!!!

Résultat, je suis réveillé, euphorique, prêt à croquer à pleines dents tous les poissons qui auront le malheur de se frayer un chemin sur ma route sous-marine.


A 10h30, on est enfin sur le Manta 1, ma maison pour les 4 prochains jours.

C'est pas un fameux trois mats fin comme un oiseau mais ça fera quand même l'affaire, j'ai arrêté d'être difficile le jour où j'ai emménagé dans un 20m²...

Et j'ai bien fait de ne pas être difficile, je suis convié à dormir dans le dortoir du bateau, au niveau -1.

20m² pour 16 couchettes dont des lits superposés, c'est bien tassé mais au moins je suis le seul à dormir ici. Côté touriste, seul un autre couple (d'allemands, encore) dort sur le bateau mais eux ont une cabine individuelle. Et moi bordel!!!

Bref, pas le temps de gamberger, le temps de poser mes affaires et il est déjà l'heure de s'équiper pour plonger sur le sîte dit de Koh Bon. Koh Bon entre parenthèse est censé être le lieu idéal pour nager avec les raies mantas...

On y fera 2 plongées aujourd'hui et pas de bol, on en voit bien une mais elle nage à plus de 20 mètres de distance puis disparait dans les abysses. C'est tout pour les mantas, merci d'être passé.

On m'expliquera ensuite qu'à l'approche de la pleine lune, les raies voguent sous d'autres horizons.

C'est bien la première fois que j'entends que raies et lune ne font pas bon ménage! Mais soit...


Le premier jour, je fais donc trois plongées. Et même si les mantas ne sont donc pas là, plonger ici est quand même d'un bel acabi. Des coraux en veux-tu en voilà, des poissons par centaines, des blocs de granite longs de plusieurs dizaines de mètres au milieu desquels on serpente, ça a de la gueule! en plus, tous les plongeurs sont répartis par groupes de maximum 4 personnes, ça change de l'Egypte où on était plutôt une dizaine sous l'eau par palanquée.


Au soir de cette première journée, comme prévu, je suis vanné, essoré, et en proie au rouli du bateau.

Le couple d'allemands qui fêtent l'obtention d'un niveau de plongée aura le bon gout de sortir deux bouteilles de vin pour fêter ça, mais l'un dans l'autre, après deux verres, je suis carpette!

Trop habitué à la terre ferme, ça tangue autant dans ma tête que sur le pont!

Rideau, bonne nuit les petits.


Le 2ème jour comme le 3ème, je suis réveille à 7h du matin. Quatre plongées sont au programme et il faut donc commencer de bonne heure pour avoir assez de temps pour récupérer entre chaque.

C'est d'autant plus important que les deux premières plongées du 2ème jour descendent à 30 mètres, et que le troisième jour, on commence à 40 et 30 mètres. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais un petit test aura vite fait de me faire comprendre.

Avant de descendre à 40 mètres, alors qu'on est sur le bateau, le directeur de plongée me donne un petit panneau sur lequel sont écrit des chiffres allant de 1 à 30. Il s'agit donc, en les pointant, de les trouver et de les faire défiler.

A la surface : 50 secondes.

A 40 mètres : 1 minute et 20 secondes!

Je suis pourtant concentré mais il paraît que c'est normal, c'est la pression qui veut ça. Ca vous donne donc une idée de ce que le corps subit lorsqu'on l'immerge à ces profondeurs.


Question poissons, ça fourmille toujours autant mais force est de constater que malgré la réputation des îles Similan, les gros pépères se font rares. On verra bien un requin, un gros, dans les 3-4 mètres mais ce con est en train de dormir par 30 mètres et il est alors temps pour nous de remonter...

Une autre fois quand même, on assistera à un spectacle rare. Une véritable nuée de petits poissons blancs striés de bleu sont la proie des thons. Le nuage de petit poissons se contortionne dans tous les sens à chaque attaque, il s'étire, se compresse, ça va dans tous les sens! Et même si je flotte dans l'eau, je suis sur le cul, émerveillé par le spectacle. La seule chose, c'est de ne pas oublier de respirer!

D'ailleurs, pour les connaisseurs, je suis assez content de moi car à chaque fois que les plongées se terminent, il me reste autour de 70 bars dans le réservoir alors que les autres plongeurs sont plutôt autour de 20 bars, sachant qu'on commence à 220 et qu'à zéro, on n'a plus qu'à se laisser pousser des branchies!


Par ailleurs, question vie sur le bateau, tout se passe à merveille et même mieux que ça.

Le 2ème jour, à cause ou plutôt grace à des travaux effectués à mon étage, je suis surclassé en première classe. J'établis mes quartiers sur le pont supérieur dans une cabine et ce jusqu'à l'issue de la croisière! Que demande le peuple? Pas grand chose, il est plutôt content de lui!

En plus, il s'avère que mes lunettes de soleil avait bien été négligemment laissées sur le comptoir du centre de plongée, donc dès le 2ème jour, elles sont de nouveau sur mon nez. Encore une fois, que demande le peuple?


Autre fait marquant de cette petite aventure en eau claire, chaque fois que le bateau s'arrête pour le déjeuner, il jète l'ancre le long d'une plage dont la reine est une tortue vorace, habituée au fil des ans à être nourrit de bananes. Et donc chaque midi, elle croise autour de nous. Il n'y a plus qu'à s'équiper d'un masque, d'un tuba et de palmes pour aller nager avec elle. WHAOUUU!!!!


Le seul truc, c'est que la tortue a bien compris que les bananes, c'est jaune et pas dégueux, et comme tous les masques, tubas et palmes à bord du bateau sont jaunes, cette vorace n'a de cesse de vouloir nous bouloter les extrémités.

- "Non, ça c'est mes doigts, pas des bananes, essaye encore... Non, c'est ça c'est mon tuba, essaye encore..."

En tout cas, rien de tel pour se donner du coeur à l'ouvrage et retourner, gonflé à bloc, se mettre 20kg de matériel sur le dos.


Donc au fil des jours, les petits désagréments des débuts ne sont plus.

J'ai un lit king size posé sur une mer d'émeraude. Je n'ai même plus l'impression que le bateau bouge et chaque matin, quand le speed boat ramène les nouveaux venus qui ne sont là que pour la journée, j'ai l'impression de les accueuillir chez moi, le rêve!!


Le dernier jour quand même, il est temps de refaire mon sac. Trois plongées plus tard, je suis à nouveau les fesses dans le speed boat, toujours le seul à l'avant, la tête au vent pas sous l'auvent.

Deep purple, Rage against the machine, Bertignac, tout y passe. Et comme la tortue, j'ai la banane!


Quatre jours à être comme un coq en patte, traiter comme un prince des mers, au retour à Khao Lak, il est temps de reprendre mon destin en main.

On est le lundi 9 février et mon visa thaï courre encore jusqu'à vendredi.

Le choix est hardu, aujourd'hui c'est la pleine lune et donc la fête sur la plage.

Donc deux options : fête et beuverie sur la plage ou retour rapide sur Bangkok.

Et bien devinez quoi? Contre toute attente, je retourne à Bangkok! Je suis passé par le cybercafé et j'ai reçu un message de Mary dont j'ai parlé dans mon dernier recit. En quelque sorte elle m'attend et vite car elle quitte le pays le surlendemain.


Ni une ni deux, j'ai donc un billet en poche.

Il n'y a pas de printemps en Thailande mais c'est tout comme, en tout cas les oiseaux chantent!

Tant pis pour la fête ce soir, ce sera pour le lendemain...



Comme en Egypte, un récit plongée, c'est bien beau mais il manque l'essentiel! Les photos!!

Et bien les plus assidus, dont Bernard, s'en sont déjà rendus compte, elles sont déjà en ligne!! Comme le reste d'ailleurs!!

J'ai passé 3 jours, depuis Khao Lak, à Bangkok et le moins qu'on puisse dire, c'est que j'ai pas chaumé! J'expliquerait plus en détails (mais pas trop) plus tard...

Toujours est-il que sur ces 3 jours, deux jours entiers ont été nécessaires pour mettre à jour le blog.

Tout est donc lavé, repassé, plié.

Les photos d'Egypte qui étaient restées en suspends sont là aussi, les vidéos, le moindre petit module est à jour.


En espérant que ça vous plaise et si ce n'est pas le cas, j'attends aussi vos remarques avec intéret.

N'oubliez pas non plus si vraiment vous adorez de faire tourner l'info que ma paroisse est ouverte à tout heure et qu'on a encore laissé personne sur le pas de la porte.

Mi casa es su casa.


Grosses bises






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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 07:37

Seul sur le sable, les yeux dans l'eau,

mon rêve était trop beau.

L'été qui s'achève, je partiras à 100km de là!!! (merci Roch)


A 100km de là, pas trop loin donc. Pas question de quitter le paradis et de retourner à Bangkok sur le champ. Mon nouveau visa thailandais courre encore pour les 10 prochains jours et il est encore temps de le faire fructifier.


Je suis donc parti pour Phang-Nga et son parc national, encore un...

Mais pas question d'être blasé par quoi que ce soit, on dira donc un parc national, encore un!!!!!

Le parc national de Phang-Nga devrait être un avant gout de la baie d'Halong au Viet-Nam avec sa cohorte d'îles calcaires qui sortent de l'eau comme des feux d'artifices. C'est tout ce que je sais et c'est déjà pas mal!

Deux heures de bus tout au plus, voilà ce que j'ai dû endurer pour m'y rendre.

A l'arrivée, il est 15h, trop tard pour faire quoi que ce soit. En plus, on est dimanche et tout est fermé dans le bled. La seule chose à faire dans ces cas là, c'est d'écrire jusqu'au bout de la nuit et je ne me suis pas privé, j'ai envie de dire malheureusement...


Le lendemain, on repasse aux choses sérieuses à savoir un peu d'exploration.

Je quitte ma chambre d'hotel à 11h et tombe sur Mary, une petite blonde allemande qui s'apprête à quitter l'hotel. On discute cinq minutes, le temps pour moi de me rendre compte qu'elle ne sait pas bien ce qu'elle veut faire mise à part quitter sa chambre d'hotel.

Comme la gamine est beaucoup plus mimi que cracra, je la convains de rester une journée de plus bien qu'elle ait des engagements par ailleurs et de partager ma chambre pour économiser les frais, c'est toujours ça de pris. Pas d'arrière pensée de mon côté ou si peu que c'en est dérisoire.

On passera donc la journée ensemble et advienne que pourra...


On part donc en ville, un bien grand mot pour cette petite bourgade de quelques milliers d'âmes.

On a beau être dans le sud de la Thaïlande, entre Phuket et Krabi, deux haut lieux touristiques, ce qui frappe ici c'est qu'on ne rencontre aucuns touristes. En une après-midi de vadrouille, on ne passe que devant deux hotels modestes et les seuls restaurants sont des gargottes sans prétentions aucunes. Ca sent l'Asie dans le sens le plus naturel du terme et ça fait du bien après Phi Phi et Ton Sai.

En plus, avec Mary, on ne se prend pas le chou, l'essentiel est de laisser la route principale derrière nous et de marcher au gré des chemins de traverse qui se présentent.

Tantôt on fait fausse route. Le chemin est en plein soleil, ça monte et ça descend presque comme aux plus belles heures népalaises, et ça ne mène à rien...

Mais tantôt, c'est banco. Sur le bord de la route, une statue a le bras tendu vers le bas côté, comme si elle pointait une direction. Comme vu dans Amélie Poulain, lorsque une statue montre une direction, seul l'imbécile regarde le doigt.

Avec Mary, on est pas des imbéciles, on suit donc la direction plutôt que le doigt.

Puis un panneau apparaît : Le Paradis, l'Enfer, puis un nom de grotte dont j'ai déjà oublié le nom. Ne me blamez pas, le thaïlandais c'est pas commode commode.

Là, c'est un peu Disneyland à la sauce locale, par là j'entends épicé.

Le paradis, c'est des dizaines de statues représentant des dieux dont il faut être un local pour savoir qui ça représente. En tout cas il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes, avec autant de bras que possible, le plus le mieux.

Ca fleure bon la spiritualité autant que le mercantilisme quand un moine nous propose d'acheter de la nourriture pour les singes.

Car on ne l'avait pas vu au premier abord, mais ça grouille de toutes parts.

Et puis 20 baths pour un kilo et des bananes, ça a le mérite de les faire venir et Mary sourit de toutes ses dents, c'est joli.

Les singes crient, se bousculent, veulent tous être au premier rang. Ils sont tellement nombreux qu'on ne sait pas où donner de la tête ou de la banane pour être plus précis. En 5 minutes, montre en main, on est dévalisé mais comme on a pris chacun une cinquantaine de photos, tout le monde en a pour son compte.

Il est alors temps d'aller en Enfer...


Même si le panneau n'avait pas indiqué que l'enfer est ici, on aurait compris de nous même. Je n'ai jamais vu pareil spectacle!! Comme au paradis, il y a peut-être cinquante statues, mais qui montrent ici des scènes de meurtres, de tortures, j'en passe et des pires... Les visages sont ultra-expressifs autant que le rouge figurant le sang paraît nous éclabousser. La sensation de malaise pourrait être là, mais non, on est en Thaïlande, faut surtout pas chercher à comprendre!

Autre chose spectaculaire ici, un dragon long de plusieurs dizaines de mètres et plus haut que ma petite personne garde l'entrée. Voyez les photos pour réaliser la taille de la bêête.


On reste là moins longtemps qu'au Paradis, l'absence des singes n'y est pas étrangère.


Et après l'enfer, qu'est ce qu'on trouve? Le calme et la sérénité.

Une grotte assez profonde nous offre un abri précieux contre la chaleur combinée du soleil et de l'enfer. A l'intérieur, la température est clémente. Un petit ruisseau serpente gentiment. Les stalactites et mites se construisent petit à petit. Deux ou trois chauves-souris vollètent gentiment en attendant le coucher du soleil.

Au fond de la grotte, là où ce n'est plus éclairé, nous parviennent les cris de dizaines d'autres qui doivent être agités par des rêves de sommeil diurne.

Et entre les deux, là où la lumière tend vers l'obscurité trône un bouddha de jade pas piqué des hannetons.

L'ensemble pourrait plaire à un Tim Burton, c'est sûr!


Après la grotte, il est temps de rentrer à l'hotel et que je sois rattrappé par mon passé.

En effet, Tally et sa copine Heike doivent arriver en ville, et comme il était convenu avant que je rencontre Mary, on dort dans le même hotel.

On devait partager la même chambre à nouveau, mais changement de programme oblige, il faut que je m'explique...


Tout se passe dans les règles de l'art, l'échange est courtois et les allemandes sympathisent. Heureusement pour moi, j'avais déjà fait part à Mary de la propension qu'ont Tally et Heike de parler entre elles en allemand et ma nouvelle coloc' est la première à recadrer tout le monde dans la langue de Shakespeare.

On dîne tous ensemble dans une gargotte et on finit la soirée sur la terrasse de l'hotel à boire quelques bières à la santé de tout le monde, et y compris la votre, santé!!!!!


A 1h30, tout le monde est pompette et vanné.

Chacun rejoint sa chambre.

Avec Mary, rien ne se passe si ce n'est qu'on s'endort l'un contre l'autre comme deux cuillères dans un tirroir. C'est doux comme la rosée et frais grace au ventilateur qui s'évertue à faire baisser la température si besoin était...


Au matin, on se réveille dans la même position si ce n'est que j'ai une main dans la mienne.

Malheureusement, tout le monde se réveille conjointement comme annoncé la veille au soir et Tally vient frapper à la porte pour le petit déjeuner... Après quoi, Mary doit repartir et j'ai un bateau pour un parc national à prendre, on tentera quand même de se revoir à Bangkok sur le chemin du retour, alchimie quand tu nous tiens...


C'est donc un nouveau jour qui commence et une amitié qui se termine.

J'en ai finalement plus qu'assez de passer mes journées avec Tally et Cie, c'est là que nos chemins se séparent. A 14h, dans mon coin, je réserve 24 heures d'équipée sauvage à travers les îles avec la nuit à passer sur un village de pêcheurs.

J'écris "sur", car Koh Pannyi est un village construit sur pilotis au milieu des pitons calcaires à deux mètres au dessus de l'eau.

Je vous engage à faire une recherche google d'une photo aérienne car c'est à tomber à la renverse.


Je suis donc conduit au ponton à 16h pour prendre un long-tail boat jusqu'au village en question, je suis le seul touriste.

Pendant la traversée, on est entouré de mangrove.

A l'arrivée, c'est beau mais je prends vite compte de la réalité. Dans le village, tout n'est là que pour flatter le touriste. Les boutiques se succèdent les unes après les autres. Ici des T-shirts, là des coquillages. Tout est à vendre et à négocier.

Il y a même une famille qui retient prisonniers un faucon et un aigle, attachés par les pattes, et qui facture 50 baths la photo en compagnie des pauvres animaux. C'est que le village a l'air paisible à cette heure mais tous les touristes en excursion dans le parc national s'arrête là pour la pause déjeuner. Le business tourne donc à plein régime... Tant pis pour les rapaces, tant pis pour les coquillages...


Malgré ça, en fin d'après-midi, le village retrouve son calme.

Je me ballade donc, seul gringo parmi les pêcheurs, jusqu'au dîner, où j'ai droit à un poisson d'un demi-kilo juste pour ma pomme. Tout autour n'est que silence. Pas de problème pour dormir si ce n'est que je passe encore 3 heures à écrire...


Mercredi matin (4 février), je suis tiré du lit à 7h. J'ai raté le lever de soleil, tant pis, il y en aura d'autres.

A 8h30, le long-tail revient avec à son bord 6 nouvelles personnes qui ont réservées la journée de croisière entre les îles, à partir d'ici le même programme que moi.

La journée se passe donc au fil de l'eau, je suis assis tout devant donc personne dans mon champ de vision, juste le parc qui s'étale sous mes yeux. Partout les falaises se dressent, parfois sur des centaines de mètres de long, parfois juste pour nous rappeler à leur bon souvenir comme des carottes géantes faîtes de pierre qu'un géant aurait planté là juste parce que c'est joli.


Au cours de la journée, le bateau s'arrête quatre fois.

La première pour visiter une grotte.

La deuxième pour le déjeuner sur une plage qu'on ne partage qu'avec le soleil et les palmiers.

La troisième pour le clou du spectacle : James Bond Island, qui s'appelle comme ça car "L'homme au pistolet d'or" a une scène qui s'est tourné ici. C'est l'occasion d'un embouteillage de touristes mais le spectacle est à la hauteur de l'affluence. James Bond Island, qu'on retrouve sur 90% des T-shirts vendus au village de pêcheurs, est la carotte par excellence. Trois mètres de long, trois mètres de large, 20 mètres de haut. Grandiose même s'il faut partager la vue avec tous les moule-bites des environs...

Et enfin le quatrième stop est l'occasion de faire du shopping sur le village de pêcheurs.


Il est 17h quand on retourne à Phang-Nga.

Aucune trace de Tally, tant mieux.

Aucune trace de Mary, tant pis.


Il est temps d'une dernière nuit sur place. Demain l'itinérance se poursuit. Dans le bateau, j'ai rencontré un couple qui venait de faire une croisière-plongée aux îles Similan et qui m'en a dit le plus grand bien, du genre WHAOUUU.

Qui plus est peu de temps avant, j'avais skypé avec Papa qui m'avait dit interrogatif :

- "Alors comme ça, tu ne vas pas plonger en Thaïlande?"

J'avoue que cette phrase m'a bien démangé et que le couple a fini de me convaincre; demain je pars pour Kao Lak, ville la plus proche des îles similan. Il sera alors temps de savoir combien de plongées, combien de temps et combien de brouzoufs.


Sur ce, en tout bien tout honneur, je fais mentalement la cuillère avec vous.

Je m'interdis d'aller plus loin, faut pas déconner non plus...


Merci pour vos nombreux commentaires sur le texte précédent, mais ne vous arrêtez pas là, je suis un boit-sans-soif, et il y a de la place pour tout le monde.


En bonus, on est mardi 10 et je viens de passer la journée à Bangkok à l'internet café pour avoir le privilège de vous dire que les photos sont à jour ou à quelques heures de l'être et les vidéos itou. Y'en a pour tout le monde car tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. En tout cas beau et gentil, s'il est assidu à faire ma pub et à convertir les infidèles, s'il est inscrit à la newsletter et s'il laisse des commentaires à tout va.

J'insiste mais c'est mon rayon de soleil perso' quand je vois vos noms dans mon église.


Je vous bénis oui oui.


A bientard

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Published by simplybrice - dans Ou En Thailande
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 12:01

Un ricochet sur Bangkok,

Un crochet par l'arrêt du bus,

Accroché à mon rêve,

Embrochez les brochettes.


Tous les passagers montent dans un premier bus, confort avec siège inclinable comme une couchette, oreiller et couverture.

- "Couverture? Mais ils sont pas bien ceux-là? Il fait bien trop chaud pour la couverture! Pffff!!!"

Dans la seconde qui suit, la clim' se met en marche. Aïe...

En 5 minutes, la température intérieure passe de 25ฐ à 15ฐ. J'ai très vite compris que j'avais dit une connerie pour l'histoire de la couverture...

Le bus finit de se remplir de sacs à dos et valises à roulette, et on est parti.

Pendant 10 minutes...

En effet, après 10 minutes, la climatisation du bus s'est cassée d'elle-même et on a repris la direction inverse en ce qui concerne la température. Seulement maintenant que le bus est plein de gens, on repart de 15ฐ pour atteindre facilement les 35ฐ à l'intérieur. Tout le monde y compris le chauffeur, a bien compris que le voyage ne pourrait se faire dans ces conditions, il faut changer de car.

Transbahutage des sacs, en peu de temps, on est reparti sur la route du sud comme un
aoutien engourdi par la clim'.


A 5h du matin, les passagers sont tirés du sommeil par une toute petite bonne femme dont la voix a la portée d'une alarme de voiture. Elle nous apprend qu'on est arrivé à Surat Thani et qu'il faut encore changer de bus pour ceux qui vont à Krabi. Certains s'arrêtent ici et devront attendre deux heures le bateau pour les îles.

Pour les Krabistes, en 10 minutes, on a été repêché par un nouveau car qui file vers notre but au gré des Thaïs qui montent et qui descendent car c'est dans les transports en commun qu'on finit la nuit.

Plus moyen de dormir, tous les sièges sont pris d'assault, le bus est plein comme un oeuf. Quatre heures de sommeil à 15 degres, ça pèse sur les paupières.

Mais vers 6h, l'horizon s'éclaircit, la lumière ravive les couleurs, on y est. Ou presque, la brume est épaisse même si elle permet quand même de se rendre compte de ce qui se passe à l'extérieur. Plus on approche de Krabi, plus la végétation se niche aux pieds et aux sommets de falaises impressionnantes qui dominent tous les alentours.

Ca promet!


A 8h, nous sommes à Krabi town, j'ai sympathisé avec Tally, une allemande muti-piercée avec qui il est prévu que je partage un bungalow les quelques nuits suivantes.

Ne reste plus qu'à la convaincre de venir à Ton Saï beach (ou Hat Ton Saï) en suivant les conseils de Charlie et Anna. C'est un jeu d'enfant, en moins de deux, on est sur la route de l'embarcadère pour Ton Saï. Et toujours, plus on se rapproche, plus c'est beau tout autour de nous.

Il est finalement 9h lorsqu'on rejoint la mer, enfin...


Après un moto-taxi, trois bus et un pick-up, on peut profiter du bateau. Et le bateau, c'est pas un luxe, c'est juste que pour aller à Ton Saï comme à sa voisine Rai Leh, on ne peut y aller que par voie maritime. Les plages se trouvent sur une péninsule et sont isolées du reste du pays par des falaises infranchissables qui les entourent.

On prend donc un bateau-taxi qui est, comme déjà décrit précédemment, un long-tail boat.

Dix minutes de bateau, pas plus, pour passer d'une ville de bord de mer à une plage inaccessible. Et tout au long de ces courtes dix minutes, la machoire du bas se désolidarise de celle du haut, la bouche est grande ouverte, plus moyen de la fermer.

C'est la claque sur cent mètres de haut!!!

Le bateau longe une côte faite de murs abruptes et irréguliers d'où partent des stalactites rocheux et dans lesquels les cavités sont aussi grandes qu'un immeuble. Parfois, un piton s'est echappé de la paroi et trône au milieu de l'eau du haut de sa centaine de mètres.

Avant, j'étais fatigué, ça va beaucoup mieux depuis...

Depuis, le bateau a contourné la péninsule est a offert à mon regard le droit de chavirer de joie à la vue de Hat Ton Saï et de Hat Rai Leh.

Avant de s'arrêter sur notre plage, en regardant la barrière qui défile, on distingue de partout des grimpeurs qui s'évertuent à se mettre dans des endroits impossibles au milieu du royaume des murs. Ils sont à toutes les hauteurs, à gauche, à droite, c'est la Mecque de l'escalade.

A voir l'endroit et la façon dont ils progressent sur la face, ça fait vraiment envie, autant que ça fait froid dans le dos au niveau de l'effort à produire. J'en connais qui vont être bien fatigués ce soir, et qui l'auront cherché!!!


On a ensuite posé le pied sur la plage, c'est le temps des frissons dans tout mon corps. Ne reste plus qu'à faire le tour du propriétaire, trouver un loueur, et se remettre de nos émotions. Avec Tally, on craque sur un buwgalow perché à trois mètres du sol.

Conseil du gérant : "Ne laissez pas vos fenêtres ouvertes quand vous n'êtes pas présents car des singes pourraient entrer et faire passer un mauvais quart d'heure à vos affaires."

Réponse en coeur : "Encore mieuuuxxxxx!!!!"


Cette première journée comme la seconde sera en mode contemplation, repos et tchatche avec Tally. Tantôt au soleil puis aussitôt à l'ombre, le soleil d'ici il vous cuit un oeuf en moins de deux. Mais où qu'on se trouve, ça ressemble à un paradis perdu. Aucune circulation à la plage ET partout autour. Jamais plus que 50 personnes sur la plage. Des fruits en versions fruits, jus, milkshakes, glaces... Tout un tas de petites îles aux formes ultra-diverses et ultra-découpées. Une végétation à s'y perdre. Une eau chaude toute l'année. Des douches froides ET agréables toute l'année. Des petits bars-restos tout simples, tout en bois et en coussins. Et des falaises... J'vous ai déjà parlé des falaises? WAOOOOOWWW!!!!

C'est donc, si on fait l'addition, un excellent endroit pour se poser le cul pendant un jour et demi.

En plus, c'est un endroit où la très grande majorité se lève tôt, fait du sport toute la journée, boit un coup et va se coucher tôt.

C'est justement ça, après un jour et demi, qui manquait, faire des trucs dans la journée pour être fatigué le soir!!!


Au matin du samedi 24, j'ai pas réalisé ça tout de suite, il a fallu que je me lève tôt et que je passe deux heures sur la plage pour qu'à 13h, je réalise enfin qu'il faut que je bouge mon corps.

Dans la foulée, je pars, tel Yakari, louer un canoë-kayak.

Tally, elle va essayer de retrouver une amie à elle à Krabi et pas en canoë.

Toute l'après-midi, je pagaye aux pieds des falaises, entre les îles, quelques méduses autour mais aussi des poissons, j'me fait pleins d'potes(ses) kayakistes, je ne fais plus qu'un avec le soleil.

Au retour, seul problème dans cette mer de délectation, c'est que c'est maintenant marée basse et que lorsque la mer se retire à Ton Saï, elle se retire pour de bon. Il faut alors marcher sur des cailloux asserrés, c'est le massage des pieds à la mode des Huns. Et d'autant plus quand on doit porter un kayak...


Ton Saï est donc une plage de rêve à ceci près, qu'il est quasiment impossible de nager ou d'avoir de l'eau au dessus des hanches à moins de marcher longtemps sur des roches auguisées comme des lames. Il faudra donc que je fasses mieux par la suite, à voir...


Déjà remis de l'après-midi de rame, il faut bien s'attaquer à la suite logique des évènements. Ton Saï est un très haut lieu de l'escalade. Les écoles s'y succèdent et on y rencontre à longueur de journées des gens qui viennent passer un mois ou plus ici, dans le seul but de s'attaquer aux parois verticales des environs immédiats.

De plus, Tally a retrouvé sa copine et toutes deux passent leur temps à parler dans la langue de Goeht.

Il n'y a donc pas moyen que je passe mes journées à attendre qu'elles repassent en mode anglais.

Sur le chemin de l'hotel, une école d'escalade me barre la route, plus moyen de faire machine arrière. Je choisis le programme sur trois jours qui devraient en principe faire de moi un grimpeur chevronné et indépendant d'une école par la suite.

Rendez-vous est pris pour le dimanche matin à 8h30. 8h30 le dimanche? Si, si, c'est possible.


Le réveil de 7h30 sonne donc le glas de mes grasses matinées et à ma grande surprise, à cette heure là, le petit déjeuner est pris d'assault! Lapocompris...

La veille, au centre d'escalade, on m'a prévenu que ce matin serait en grande partie théorique.

En fait, c'est pas vrai.

A 9h, on est sur un bateau avec 7 autres personnes dont le prof et son accolyte. On m'a donné mes chaussons et mon harnais, ça veut bien dire quelque chose. Le bateau nous laisse sur Rai Leh beach, c'est là qu'on grimpe car c'est là qu'on trouve les itinéraires les plus accessibles pour les débutants.

Pour ma part, j'ai déjà fait ça l'année dernière déjà en Thaïlande mais là, c'est d'un tout autre niveau.


Tout de suite, je suis mis aux pieds du mur et c'est pas une image. Le professeur, Nan, veut évaluer le niveau de chacun. Je passe en deuxième après un type qui pèse 30 kilos de plus que moi et qui n'a pas réussi à atteindre le haut de la voie.

On m'arnache de tel façon que si je tombe, quelqu'un fait contre-poids et je ne m'explose pas le corps tout entier quelques mètres en dessous.

Et on est parti, mon kiki!!

Au départ, c'est facile, j'ai toutes mes facultés motrices et les prises sont assez grandes pour y placer tous les doigts qui composent ma main. Mètre après mètre, je monte. Quand c'est trop dur, je me laisse tomber dans le vide, rattrapé aussitôt par mon p'tit binome. Il faut alors recommencer, recommencer et recommencer encore... Et plus ça va, moins ça va. Tous mes muscles sont utilisés à l'extrème, j'en découvre même certains car ils crient "à l'aide" .

il faut que je me mettes dans la tête que ce n'est pas un sprint mais un marathon.

Qui prend son temps en verra le bout.

Qui va trop vite ne sent plus ses bras après 5 minutes. C'est là que le chemin de croix commence...

J'ai beau recommencer encore et encore, je m'épuise plus vite encore qu'une pile saline.

il faut se rendre à l'évidence, la voie choisie est trop difficile et si je m'obstine, je n'arriverais à rien d'autre qu'à me vider de toutes mes vitamines en moins d'1/4 d'heure.

Et c'est pas le but!! D'autant que j'ai 3 jours prévus au programme!!!

Une capitulation plus tard, je suis de retour sur le plateau des vaches malgré mes tentatives pour m'en extraire.


Au final, pour cette journée, je me suis lancé dans sept tentatives d'ascension.

Sur ces sept, je suis revenu victorieux deux malheureuses fois...

Deux malheureuses fois seulement où j'ai pû admirer la plage depuis les hauteurs, récompense d'une grimpette achevée de mains de maître. Enfin si on veut...

Il faut préciser ici que sur tous mes échecs sans exception, la paroi en vient à être plus que verticale, c'est à dire que mes mains sont derrière mes pieds. L'effort dans ce cas n'est plus à ma portée, c'est pas faute d'essayer pourtant....


Au retour à l'hotel, en une journée, je suis plus fatigué qu'en douze jours de trek au Nepal. Pour vous dire, j'ai même du mal à tenir ma cigarette entre mon index et mon majeur. Je ne sens plus rien si ce n'est qu'au moindre effort supplémentaire, j'ai les avants-bras qui flagèlent jusqu'à des tremblements incontrôlés et la cigarette tombe par terre sans que je puisses rien y faire.

Inutile de rajouter que ce soir-là, je suis pas vraiment parti pour faire les 400 coups.

Une bouffe, un suppo' et au lit, c'est la loi quand on se traine d'avoir depassé les limites.


Le lendemain (lundi 26 janvier), j'ai l'impression d'un lundi de boulot quand il faut se lever aux aurores après avoir fait un jeûne de sommeil nocturne pendant 48 heures.

Le réveil sonne à 7h30 et comme la veille, je ne suis pas le premier pour les cornflakes. Tout le monde à cette heure est de bonne humeur, content de soi, avec assez d'appétit pour dévorer cette nouvelle journée qui s'annonce.

Pour le Braïce, c'est l'impression d'être passé sous un bus qui domine.

Malgré onze heures de sommeil, il est bien trop tôt. Bien trop tôt pour l'effort, je sens que mon corps siffle de partout l'alerte générale. J'ai l'impression de grincer comme Mittérand dans Les Guignols dès que je fais un pas, que je lève le coude, que je cligne de l'oeil. Et pourtant, il faut se remettre au travail et pas qu'un peu!!

Bonne nouvelle quand même dans cet océan de courbatures, la matinée est enfin théorique!!


La leçon consiste à maîtriser l'art d'ouvrir la voie, c'est à dire fixer les mousquetons et installer la corde de tel façon que les suivants n'ai pas besoin de le faire une deuxième fois.

C'est un peu confus, ah bon?

Pour faire simple, disons que quand quelqu'un a ouvert la voie avant que je grimpe, si je lache le mur et tombe, je suis aussitôt rattrapé et maintenu en l'air par mon binôme à l'aide de la corde qui est toujours tendue puisqu'accrochée au point le plus haut de l'ascension. Je peux alors me reposer cinq minutes et repartir de là où je suis tombé.

A l'inverse, quand j'ouvre la voie, j'installe des mousquetons au fur et à mesure mais à chaque fois que j'en accroche un, il faut que je le dépasse pour en accrocher un autre et à ce moment-là, si je tombe, je tombe de plus haut que l'endroit où je suis maintenu. Il y a donc chute et risque de se manger la falaise de toutes mes dents (sic). Et comme si ça ne suffisait pas, il faut que je repartes de l'endroit où je me suis accroché en dernier et pas de l'endroit d'où j'ai chuté.


Je suis donc hyper-concentré, je prends chaque conseil pour argent comptant. Je sais qu'à un moment où un autre, je vais me faire une frayeur et que plus j'en sais, plus j'en sais...

On vient à bout de la phase d'apprentissage en fin de matinée, il est temps de mettre en pratique.

Je suis mis aux pieds du mur sur une voie réputée moins difficile que les autres. Soit...

Une traction après l'autre, je progresse centimètre par centimètre sachant que les points d'attache pour les mousquetons sont espacés d'au moins deux mètres à chaque fois. Bon courage bonhomme!!! Il faut que j'y ailles et pourtant je suis déjà plus rouillé que le porte-avion Clémenceau!!!!

Dès le départ, tous mes muscles ont déjà capitulé. La bataille de la veille a laissé des traces et je sens que si je perds bataille sur bataille, je suis pas près de gagner la guerre.

Et comme souvent, si cerveau le veut, ça le peut. (merci Roger Lemerre!)

Mais si cerveau veut pas, c'est mal barré.

Je me lance quand même.

Et comme annoncé, pas moyen de faire plus de 5 mètres. Pas moyen d'accrocher plus de 2 mousquetons. Sachant que la voie à ouvrir mesure approximativement dans les 20 mètres de difficultés croissantes, on est loin du compte! Plus ça va et plus je me rends compte que si j'avais dû faire de l'escalade à ce niveau, j'aurais dû m'y prendre 10 ans plus tôt et m'astreindre de surcroit à une vie monacale.

En ce deuxième jour sur les trois que compte mon cursus, je ne tente que trois ascensions. C'est ça où je rends l'âme...

De toute façon, il y a toujours moyen de s'amuser à regarder les autres grimper et en étant à l'autre bout de la corde à attendre que les autres se cassent la figure. Je prends donc ce jour très au sérieux mon rôle de contre-poids mais avec le sourire, j'en bave moins ainsi que ceux qui s'essayent et réussissent là où j'ai pas pû.

Je suis même tellement à ce que je fais que Nan, le prof, me demande d'être le contre-poids du type de 90kg que j'ai évoqué plus haut.

Moi à un bout de la corde.

Le buffle à l'autre bout.

Pas d'engrenages.

S'il tombe, il faut que je sois prêt à amortir le choc pour ne pas me retrouver en 2 temps 3 mouvements à 10 mètres en l'air tandis que le buffle s'écraserait au sol comme un avion sans ailes. Et ça marche!

Bon évidemment, quand Obelix tombe, la nature veut que je décolle mais je me cale les pieds comme sur une planche à voile entre deux rochers et le tour est joué! Obelix est vivant et moi, j'suis content!!

Je suis d'autant plus content qu'en mon fort intérieur, je sais que demain sera un jour "off", pas d'escalade; du repos, du repos, jusqu'à plus soif...


Sur les coups de 17h, cette journée s'achève, je rejoins Tally et sa copine Heike qui commencent à s'ennuyer à Ton Sai à force de ne rien faire de leurs journées. C'est donc ainsi qu'on a pû trouver un compromis entre mon envie de ne rien faire et leur envie d'en faire d'avantage. Le mardi 27 sera l'occasion d'aller voir du pays pour une excursion relaxifiante d'une journée à Ko Phi Phi.


Ko Phi Phi, ça vous dit quelque chose?


Si ça ne vous dit rien, c'est là qu'est censé être LA plage du film homonyme. Ca sent donc l'eau translucide, le corail et les palmiers à plein nez, rien de tel pour me faire oublier le temps d'une journée que j'ai le physique d'un centenaire.

On prend donc les billets de bateau qui nous permettront de gouter au paradis et on branche le réveil à 8h (damned!!!) car le bateau n'attend pas.

Je suis réellement excité à l'idée d'imprimer mes empreintes de pieds en éventails sur ce sable plus fin encore que le filet de voix de Carla S. Et quand le réveil sonne, j'ai beau revenir de campagne, je suis déjà debout, qui l'eut cru?!?


A 9h, on est donc sur le pieds de guerre mais façon "fleur au fusil". Le cul posé sur le bateau, c'est une journée comme il fallait qui commence.

La traversée dure une grosse heure. Pendant ce temps, on passe moultes petites îles qui sortent de l'eau dressées comme des phares. Comme à Ton Sai, les falaises sont partout dès qu'un peu de terre émerge.


A 10h30, nous acostons sur Phi Phi Don. Je précise car il y a en fait deux Ko Phi Phi, Leh et Don.

Don est ouverte au monde merveilleux des constructeurs d'hotels aux prix prohibitifs, aux hordes de touristes qui s'agglutinent jusqu'à ne plus avoir de place pour étendre une serviette sur la plage, aux vendeurs de bracelets et autres paréos, à tout ce qui fait du tourisme une pieuvre dégoutante.

Leh est ouverte au monde fantatisque des gens de passage et uniquement à ceux-là. Aucune construction n'y est autorisée et de toute manière, vus les remparts qui entourent ce joyau, je souhaite bien du courage à qui veut y batir un empire.

En arrivant à Phi Phi Don, c'est un peu la foire-fouille, y'en a partout!

Tout ce que le tourisme engendre de boutiques, de services, on le trouve ici. Ca draine des milliers de personnes chaque jour à tel point que je me demande encore où ils les mettent tous ces gens.

Avec Tally et Heike, on s'installe pour un déjeuner rapide, tremplin vers le programme de l'après-midi.

Et bien les deux miss qui n'en peuvent plus de ne rien faire à Ton Sai ne trouvent rien d'autre à me dire qu'elles ont envie de rester le cul sur le sable à Phi Phi Don!! On croit rêver, le paradis est à portée de tir et elles préfèrent rester de l'autre côté de la porte, à ne rien faire...

Là-dessus, mes deux allemandes, elles n'ont rien vu venir. Moi qui suis d'un naturel pacifiste, je me suis transformé en bête sauvage leur vomissant tout ce que j'avais sur la conscience à leur encontre.

Je peux vous dire qu'après ça, ça a filé droit du côté de l'outre-Rhin. Plus un mot, juste des "on est désolé" dans le regard, tout le monde file à Phi Phi Leh. Non mais...


On a donc loué un long-tail boat juste pour nous et juste pour les 3 heures qui nous séparent du retour vers Ton Sai.

Comme prévu et comme imaginé depuis bien longtemps déjà, Phi Phi Leh est à tomber à la renverse. L'île est donc entourée de falaises asserrées sauf à deux endroits où la mer peut pénètrer vers le centre de l'île comme un goulet d'étranglement.

Et à ces deux endroits, c'est moi qui m'étrangle.

L'eau passe d'un vert plus ou moins opaque à un mélange de bleu-vert complètement translucide. En plus, je ne sais pas si c'est la chance du débutant qui veut ça ou quoi, mais Maya Bay (La Plage) est presque déserte et sa pareil de l'autre côté également. On ne partage le paradis qu'avec quelques dizaines de gens. Il ne manquerait plus qu'il y ait des embouteillages au paradis!!

Le temps de piquer plusieurs fois une tête dans l'eau cristalline, de faire le tour de l'île, et les portes se referment derrière nous...

Même les meilleures choses ont une fin.

Les pires aussi, en partant je me remets en tête que le lendemain à la même heure, je serais sans aucun doute au bout du rouleau, lessivé par ma dernière journée de varape qui s'annonce éreintante.

Mais avant de mourir pour la troisième fois en quatre jour, il est encore temps d'en profiter. Sur le bateau qui nous ramène à Ton Sai, comme j'adore le faire, je m'assois sur la proue avec les jambes qui pendent de part et d'autre et avec de la musique à fond les ballons dans les oreilles.

C'est l'occasion de placer "symphonie de plaisir".


Au retour à la maison, l'ambiance est mi-figue mi-raisin, les filles sont encore toutes retournées par l'enfilade de bons mots de l'après-midi même si au bout du compte, elles ont adorrrré l'escapade.

Pour ce que j'en pense, je m'en tamponne, il faut que je me reconcentre sur la grimpette.

Et pour ce que mon corps en dit, il a faim à nouveau.


Mercredi 28 correspond donc au dernier jour de torture.

Comme d'habitude, le réveil sonne trop tôt mais comme c'est le dernier jour, je suis d'humeur guillerette.

En plus, aujourd'hui, je n'ai pas vraiment envie de me prendre la tête, donc j'annonce au prof qu'il me faut une journée comme la première. Pas de stress, juste de l'effort.

Et bien quand on est dans cet état d'esprit, tout est plus simple. Je ne dis pas que je suis subitement devenu un chimpanzé mais en tout cas je m'aggripe avec conviction à toutes les prises qui passent. 5 doigts, 4 doigts, même 3 doigts. Et si je me ramasse, je retente autant que mes biscotos me le permettent.

Le résultat est à peu près comme le 1er jour, huit ascensions pour trois succès mais l'essentiel n'est pas là, je suis au moins mentalement réconcilier avec l'art de défier la gravité. Physiquement, c'est autre chose, presqu'un grand écart. Je suis au bout du chemin, mais alors vraiment au bout...

Ca tire, ça tremble, ça crampe même.


Le soir, je tente de fêter l'achèvement de mon cursus, mais j'ai mal jusqu'aux amydales; donc comme toujours à Ton Sai, malgré la plage, la musique, les cocktails de toutes les couleurs, je rentre me coucher à la limite de la sobriété.

Le matin suivant, plaisir du feignant, pas de réveil. Tally a beau se lever à 8h, il est pas né celui qui me tirera du lit avant l'arret complet et définitif de la fatigue. J'étire donc la grasse matinée jusqu'aux limites du raisonnable comme dans mes plus belles années.

14h30? C'est correct, on peut finalement ouvrir les yeux. Mais pas trop quand même... Lunettes de soleil de rigueur sur le nez, je traine ma couenne jusqu'à la plage et mange pour quatre personnes. L'appétit est là, c'est bon signe...

Mais pas l'envie aujourd'hui d'en faire plus, juste la plage, un brin de tilleul et le plaisir du travail accompli. Que demande le peuple? Rien d'autre!

J'aurais encore besoin du vendredi ET du samedi à ce rythme pour être vraiment remis de mes émotions.

Chaque jour le coucher est de plus en plus tardif et le réveil après 11h.

Gare au piège, maintenant il va s'agir de ne pas moisir ici, j'ai encore et encore de la route à faire!

Tally et Heike, avec qui ça va beaucoup mieux, m'énervent quand même car elles ne savent jamais ce qu'elles veulent et je n'ai pas envie de macher leur nourriture avant qu'elles ne l'avalent. Il va donc être temps de voir nos chemins se séparer.

Goodbye Germany!!!!


J'achète pour le dimanche matin un billet pour Phang-Nga à deux heures de route de Ton Sai. On verra bien ce que l'avenir nous réserve là-bas. Mais je ne me fais pas trop d'inquiétude, je suis seul maître à bord de mon embarcation et mon coeur est ma boussole.

D'ailleurs il pense à vous bien plus souvent que j'ai l'occasion de l'écrire...


Si c'est un tant soit peu réciproque, j'avoue que je serais pas contre un petit commentaire.


Merci mes p'tits glaçons gaulois.


Et comme d'habitude, qu'il neige, qu'il grêle, qu'il vente, qu'il pleuve des grenouilles ou autres, je vous couvre de bises tropicales et moites.

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 15:10

Oh la la lala!! Devinez ce qui m'arrive?

Non, vous voyez pas?

Ca fait une paye que ne me suis pas retrouvé devant mon clavier pour vous relater ce qui m'arrive.


Il faut dire qu'il s'en est passés des kilomètres, des bus, des bateaux, des trains. Je vais essayer de faire simple et fractionné, vous allez voir, vous êtes en première classe.

Le dimanche a donc consisté a déserté mon hotel à Pak Chong dans la journée et de prendre le 1er train pour Ayuthaya.

Je retrouve l'hotel après avoir dit au revoir à Rachel, il est 11h.  Je prends le reste de mes affaires, règle l'addition, et m'apprête à qui les lieux pour la gare. C'est alors que la responsable me dit qu'il y a une navette gratuite mais à 14h. J'accepte sans problème.

Mais autre problème intervient, j'ai trois heures à poireauter et toutes les 10 minutes il y a quelqu'un qui vient me louer une chambre à grand renfort d'arguments. Seulement maintenant, je sais faire le vide, beaucoup aurait craqué sous la pression, mais non, pas moi, je m'en vais comme un prince.


A l'heure voulue, je suis à la gare.

Sur le quai, je suis le seul touriste jusqu'à être rejoints par un jeune couple de néherlandais qui vient s'assoir à deux sièges de moi. On discute de tout et de rien jusqu'à ce qu'un thaï vienne s'assoir entre nous.

Le garçon a une vingtaine d'années et est apparemment le garçon à tout faire de la gare. Il est habillé d'une loque, semble être un peu simplet car par moments, il ne controle pas la salive qui lui coule de la bouche. Il fixe le couple d'à côté, pas de réaction. Il me fixe à présent. Et moi, je ne peux m'empêcher de le regarder. Résultat, il commence à dire quelque chose en thaïlandais. Sauf que ce qu'il dit, c'est trois mots à l'infini, d'un ton monocorde. Ca le fait bien marrer quand je répète après lui.

Mais j'ai beau lui transmettre de toutes les façons possibles et immaginables que je ne parle pas un mot de thaïlandais, le type essaye sans cesse les mêmes trois mots. 20 fois, 30 fois, 40 fois... Usant, d'autant que mon bonhomme prend un crétin plaisir à me parler à une main de mon visage. J'adoooooore!!!

J'adore encore plus quand le chef de gare s'excuse que le train aura 30 minutes de retard. Soit.

Le train arrive, on avance un peu sur le quai avec mes 2 compagnons, et le thaïlandais nous suit, jusqu'à monter dans le train! Et voilà maintenant qu'on est quatre face à face. Le controleur viendra clore le débat passionné que j'ai avec le simplet sur la nécessité pour moi d'apprendre au moins les trois mots qu'il radote. Tous les passagers s'amusent de la situation, c'est déjà ça.

"T'as pas de billet? tu viens avec moi! Bon voyage messieurs dames!"

Et le train poursuit son cours jusqu'à Ayuthaya.


Ayuthaya, c'est charmant.

C'est en son centre une grande île formée par la jonction de plusieurs rivières, dis comme ça c'est un peu compliqué, c'est charmant, on s'en tiendra là...

Qui plus est, c'était la capitale de ce qu'était la Thaïlande du XIVème au XIXème siècle, donc ça regorge de temple, y'en a partout!


Pour ma part, Ayuthaya pour le moment, c'est prendre le bateau pour rejoindre l'île, ça change du taxi et c'est pas un mal.

Le premier jour (dimanche 18) se résume à une prise de possession de ma chambre et à un début d'écriture.


Le 19, je suis tellement content d'avoir écrit pendant trois heures la veille que je remets ça dès le réveil vu que j'ai pas eu le temps de finir le soir précédent, vu qu'il faut bien dormir.

Donc lundi, je suis absorbé par le récit et compile trois nouvelles heures devant l'écran, damned!!!

Mais le plus ennuyeux (NDLR : est-ce que j'ai le droit d'écrire chiant?), c'est que ma seule journée pleine à Ayuthaya est bien entamée. En plus, j'ai moyen envie de courir, il fait une chaleur de bête.

Heureusement, ici tout est mis en oeuvre pour contenter celui qui comme moi, s'éparpille jusqu'à pas d'heure dans l'après-midi.

Je prends l'option de réserver une place dans un bateau qui fait tout le tour de  l'île à grand renfort d'arrêts dans les sites principaux.

Le bateau est un long-tail boat (bateau longue queue) bien connu de qui voyage en Asie de sud-est.

Pour ceux qui calent, c'est un petit bateau de bois propulsé à l'arrière par une hélice placée au bout d'une longue tige.


La ballade est top, les photos sont en ligne.

Ca dure deux heures jusqu'au coucher du soleil, jusqu'à notre dépose finale au marché de nuit d'Ayuthaya. C'est le repère des petites gargottes. Je me fais péter la ceinture comme de rigueur et rentre à l'hotel... Mais en prenant la direction opposée!

Heureusement que je suis sur une île et ne peut donc pas trop m'éloigner. Il me faudra deux heures pour finalement retrouver mon gîte. Damned bis!!


Le lendemain, il est temps de retourner à Bangkok qui n'est qu'à 1h30 de train.

J'ai tout mon temps, allons faire une petite marche.

Après quelques centaines de mètres, je réalise qu'il fait très chaud surtout qu'il n'y a pas d'ombre quand le soleil est au zénith.

Je vais quand même jusqu'au temple que j'avais repérer par avance qui est fermé en fait... Mais c'est pas grave, je rentre à l'hotel sous le cagnard, déjà bien content d'être ici. Je vais pouvoir sécher à l'hotel avant de penser au train pour Bangkok.


A 14h, je suis à la gare, pas de retard, sans d'histoire.

Dans le train pour Bangkok, je me mets en queue et suis entouré à ma place par tous les policiers et controleurs du train qui veulent me parler de Zidane et de Jack Sirac.

Ca dure un moment puis ils retournent à leurs occupations, je me mets à la fenêtre. Interdit par la SNCF, mais en Thaïlande, le train classique roule à 50km/h, donc tu as le temps de voir venir le TGV d'en face. Qui plus est, plus on s'approche de Bangkok, plus le train croise de routes.

Et bien vous savez quoi? En Thaïlande, c'est le train qui s'arrête pour laisser passer les voitures! Et quand son tour vient, c'est alors à lui de passer. Donc vraiment, on a le temps de voir venir!!

A l'arrivée, je saute dans un taxi qui saute dans les embouteillages!

Re-bienvenue à Bangkok, respire!!!! Et prends ton temps! De toute façon, pas question que je marche, j'ai mes 18 kilos avec moi, c'est un coup à se faire mal avec cette chaleur et ce traffic!

Une heure pour faire 3 bornes, je suis quand même, pas mécontent d'arriver.


Une bonne douche froide plus tard (NDLR : de toute façon, t'as pas le choix et c'est très bien comme ça), je pars à la recherche d'Anna et Charlie, mes compères suédois dont c'est le dernier soir en Thaïlande après deux mois de fêtes. Ils vont retrouver le chemin du travail sous des lattitudes australes puisqu'en Australie où ils volent le lendemain.

Il est 18h quand je tombe sur eux. Impossible de les rater, ils sont immanquables.

Et donc la soirée commence! Sur une cadence infernale!

On virevolte de place en place, les heures passent comme des minutes, il est 4h quand on se dit bonne nuit.


Rendez-vous est de toute façon pris le jour suivant pour un petit déjeuner dans le potage, le cirage ou le brouillard, c'est au choix et ça change pas grand chose.

L'encas est vite consommé, tout le monde a des retours de flammes de la veille au soir, est triste de partir ou de voir partir.

A 14h, C'est la séparation et la reprise en main de l'aventure dans une version un peu plus diurne et active (ou pas).

Depuis l'année dernière et mon premier passage en Thaïlande, je ne suis pas encore aller dans le sud du pays pour témoigner de la chienne de vie qu'on a quand on gravite autour de plages paradisiaques. Depuis ce temps-là, j'ai très envie d'aller faire un tour dans la province de Krabi.

Je n'ai qu'une référence visuelle, c'est une photo de Railey beach que j'avais vu l'année dernière et j'en suis encore tout retourné.

Ni une, ni deux, je prends un billet de bus pour Krabi. Douze heures de route du soir au matin, c'est toujours mieux que du matin au soir. Et au réveil, Bangkok ne sera plus qu'un nuage de fumée.


C'est parti mon Kiki, suivez le guide et évitez de marcher sur le sable pieds nus, ça brule.


Ca brule autant que mon envie de vous étreindre...

Vite, une douche froide!!!!! 



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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 08:36

Ca fait maintenant 3 jours et demi que je suis à Bangkok.

Comme un chien qui essaye d'attraper sa queue, je commence vraiment à tourner en rond.

En plus, cette fois, plus personne ne me retiens ici, Sylke, Steeve et Andy sont partis, Anna et Charlie sont toujours à Ko chang.

Ne me reste donc plus qu'à me tenir au programme, à me réveiller comme une fleur et partir en foret, Bangkok loin derrière dans le brouillard.


Comme la veille, le réveil est multiple jusqu'à 11h30. Seulement cette fois-ci, rien ne m'arrête.

Je file à la gare routière et enfin ça ressemble à la Thaïlande comme je me l'imagine. Je suis le seul farang (occidental) sur les lieux, ça sent la nourriture à tous les étages, c'est un gentil bordel.

Dans la gare routière, dans toutes les officines, tout est écrit en thaï, bonjour pour se repérer et trouver ma destination!!

Heureusement pour moi, alors que la gare dessert des grandes villes comme Chang Maï, un seul stand affiche un nom avec l'alphabet que nous connaissons : Pak Chong.

Ca tombe bien, c'est ma destination!!

Je m'acquitte donc de mon billet et attend mon bus.

Pendant ce temps, j'ai l'impression que tous les thaïs qui connaissent un peu d'anglais viennent me parler.

C'est courtois, intéressé dans le bon sens du terme, plaisant.

Je rencontre notamment une professeure, deux étudiants, un marchand, un couple de retraités, tout ce que le pays offre de diversité.


Une heure après, mon bus me prend, je suis à nouveau le seul touriste, grand bol d'air.

En trois heures de route, on atteint Pak Chong.

La petite ville par sa population est très étendue et il semblerait que tous les hotels du coin se situent au pourtour de la ville, ça va pas être évident de trouver lit à mon cul (comme chaussure à mon pied mais version litterie).

Dans le LP qui n'est pas très locace sur les lieux, ils n'indiquent qu'un seul endroit que je m'empresse d'appeler d'une cabine téléphonique. Mais manque de bol, "vous n'avez pas de réservation, réessayez demain".

Entre alors dans l'arène une petite bonne femme toute modeste derrière son stand de brochettes à 3 francs 6 sous.

Elle est la représentante officielle d'un lodge situé sur la route du parc national de Khao Yai, ma destination finale pour les prochains jours.

Sur ses "bons conseils", j'accepte le deal et une voiture vient me prendre.

Je ne suis pas perdu, c'est bien là l'essentiel.

J'arrive au "Khao Yai garden lodge" juste avant la nuit, juste trop tard pour pouvoir changer d'endroit.

Le prix de ma chambre est clairement surévalué, le restaurant est à quelques mètres de la route nationale et un client gueule à la réception qu'il veut son argent sur le champ, ça promet!

En tout cas, je ne compte rester qu'une nuit, je réserve un tour d'une journée dans le parc pour le lendemain dans l'optique d'y camper ensuite.

Un seul hic, la nuit est tombée maintenant sur les environs et la température peine à accrocher la barre symbolique des 10°.

Vous avez dit pays tropical?

Heureusement que le népal est passé par là et que j'ai pû m'endurcir la couenne.

Heureusement aussi que de ce fait, j'ai tous mes vêtements d'hiver avec moi à la différence des autres touristes de l'hotel qui se demandent s'ils ne sont pas à Paris Plage en janvier...


Je pars donc dans le parc bien équipé le lendemain matin à 8h sonnantes et trébuchantes.

On est installé à l'arrière d'un pick-up, le vent souffle, les dents claquent.

A 8h30, on entre dans le parc et après quelques centaines de mètres de routes à l'intérieur, un panneau le long de la route attire tous les regards : "attention, passage de cobras"!! Le ton est donné!!!

Un autre viendra peu de temps après : "attention, passage d'éléphants". Y'a de la vie derrière les buissons, c'est certain.


On avance lentement à l'intérieur du parc, toujours en voiture sur une route à faire palir d'envie les népalais, à l'affut du moindre son, du moindre indice de passage d'un éléphant sauvage.

A un moment, au milieu de la route, tronent quatre belles boulettes encore chaude aux dires du guide, ce sont des crottes, et vue la taille, pas de doutes, c'est pas un nain qui a pondu ça!!!

On part donc à la recherche de l'éléphant responsable de cette souillure. Et à pieds cette fois!! Tant mieux parce que la voiture dans un parc naturel, ça me hérisse le poil!

On marche donc avec la dizaine de personnes qui ont réservés le tour à travers la forêt. Pas de sentier ici, le jeu consiste à se frayer un chemin à travers les arbres, les lianes et tout ce qui compose ce foutoir végétal qu'est la forêt ici. Rien à voir avec Fontainebleau, je vous assure!!

Sur le chemin, d'autres crottes, l'animal est en forme.

Le guide nous prévient cependant et c'est à n'y rien comprendre quand on cherche un éléphant, que si on le trouve, il va falloir courir dans l'autre sens car ces bestiaux peuvent se montrer particulièrements agressifs. Et quand un éléphant est agressif, il ne s'embarrasse pas de suivre un chemin, il fonce tête baissée à travers la végétation, plus court moyen pour vous piétiner de plus belle.

Et bien ,malgré nos efforts, nos oreilles tendues, notre odorat de fin limier, on est revenu bredouille de notre quête du pachiderme. Pas moyen de mettre la main sur cet animal qu'il est bien difficile pourtant de dissimuler, eu égard à un postérieur gros comme le Loir-et-Cher.

On retourne donc à la route et à la voiture...


En retrouvant l'asphalte et en attendant notre véhicule, les oiseaux virevoltent tout près. Un oiseau que je remarque en une fraction de seconde alors qu'il passe à moins d'un mètre de moi, fait un drole de bruit alors qu'il devrait être déjà loin. Une sorte de "pouf".

L'oiseau en question, une petite chouette, s'est pris le pare-brise d'une voiture qui passait à côté de nous. Bien joué chauffeur!!!!

L'animal est seulement amoché. Plus de peur que de mal sauf pour le guide qui l'a pris dans sa main et qui s'est fait picorer les doigts pendant un long moment le temps que tout le monde puisse prendre une photo. La bestiole a ensuite été relachée suffisament en état pour pouvoir voleter jusqu'à une branche j'imagine pour reprendre ses esprits après un choc qui m'aurait surement laissé sur le carreau.


Pendant ce lapse de temps, notre voiture nous a rejoint, on repart.

Le long de la route, on croise des dizaines de singes qui préfèrent passer leur journée ici, plutôt qu'à se balancer de branches en branches. C'est à n'y rien comprendre mais c'est comme ça...


On redescend de la voiture après quelques kilomètres pour entamer une vrai marche dans la forêt en suivant un sentier dont je me demande si ça en mérite le nom tant celui-ci est jonché d'arbres couchés, déracinés dont il faut parfois plusieurs dizaines de mètres pour en faire le tour.

Au détour du chemin noyé de verdure, on s'arrête aux pieds d'un ficus. Le même que celui qui se trouve peut-être dans votre appartement sauf que celui-ci est là depuis plus de 500 ans.

L'arbre est colossale, venu d'un autre temps.

Il ne possède non pas un tronc mais des dizaines qui s'entremellent, et dont il faudrait peut-être trente personnes pour en faire le tour en se donnant la main.

L'arbre est tellement alambiqué qu'il est possible de le grimper sur au moins 15 mètres (5 étages) pour redescendre à l'intérieur du tronc formé de dizaines de branches. C'est surnaturel comme cet arbre est un authentique labyrinthe et son escalade est un défi autant qu'un authentique plaisir. Il faut se contortionner autant que lui pour en venir à bout.


La marche au total prend 3 heures de temps dont 30 minutes auprès de l'élégant multi-centenaire.

Le chant des oiseaux nous entoure comme les papillons qui virevoltent par dizaines.

Parfois un singe se laisse surprendre en haut d'un arbre mais il faut bien dire qu'il est beaucoup plus simple de les observer le long de la route (sic).


A 13h, le chemin sort de la foret jusqu'à un parking qui jouxte un restaurant, le contraste est saisissant et peu reluisant, sauf que j'ai faim alors quelque part, ça tombe bien!! La nourriture est abondante et s'absorbe d'autant mieux qu'elle n'est pas faîte que de piments rouges!

A quelques minutes à pieds de là se déverse une cascade bien connue des fans de cinéma grand public. C'est là qu'à été tournée une scène de "La Plage" avec Léo Di Caprio, Guillaume Canet et notre Virginie Ledoyen nationale (rrrhhhh). Dans le film, les trois héros se jettent du haut de la chute d'eau. Je gard cette image en tête depuis un bon moment, me disant que cela serait sans doute possible pour moi aussi.

Seulement, il y a deux hics.

D'une part, il est interdit de nager autour de la cascade. Mon maillot de bain restera au sec.

D'autre part, les rochers affleurent à la surface en contrebas de la chute. Impossible de sauter même si on échappe au vertige, c'est du suicide. Ils sont fortiches ces ricains...

Cette petite déception passée, il faut quand même dire que la cascade est assez jolie puisque cinégénique. L'eau tombe à pic sur près de 20 mètres et atterrit dans un grand bassin entouré de gros rochers. Y'a pas à dire, ça a de la gueule.


Cette petite pause passée, il est temps de remonter en voiture et de consacrer à nouveau la fin de journée à la recherche des éléphants.

Même scénario que ce matin de bout en bout. Les crottes sont là mais pas leur "géniteur".

J'ai l'impression de chasser le dahut et que les employés du parc s'évertuent à lacher des crottes sur la route pour entretenir le suspense.

On aura beau se donner à fond, pas d'éléphant à se mettre sous l'objectif. Tant pis, ce sera pour plus tard, j'espère...

Mon séjour dans le parc ne s'arrête pas là.


En effet, sur les coups de 18h, le 4X4 s'arrête sur une aire de camping, c'est là que le groupe se divise en deux catégories : ceux qui ont un emploi du temps chargé, et ceux qui butinent jusqu'au printemps.

Dans cette dernière catégorie, nous ne sommes que deux, Rachel, une américaine de 23 ans enseignant l'anglais à Bangkok depuis 7 mois et temporairement en week-end et moi.

Par mesure d'économie, on partagera donc une tente, quelques repas, de belles ballades et rien de plus...


En parlant de repas, ce sera sans doute pour le lendemain car il est 18h30 quand on finit d'installer la tente et le restaurant du camping a déjà fini de servir les estomacs affamés (sic). Pour ce soir, on devra donc se rabattre sur de pauvres paquets de chips et sur des bouteilles d'eau en duc de guise de repas.

Et là vous me dîtes : "de l'eau, il est malade c'est pas possible".

C'est ce que je croyais moi aussi...

Mais alors qu'on retourne à la tente avec nos courses pour le dîner, Rachel croise un type qui s'attarde sur sa veste. Elle arbore l'écusson de son université : "La Crosse".

C'est une université minuscule comparée à d'autres universités américaines et le type en question en est lui aussi issu. Coïncidence!!

Le type est en week-end lui aussi avec 5 autres jeunes américains tous enseignant l'anglais autour de Bangkok.

On est invité à les rejoindre à leur tente et à partager leur trésor de guerre : Moultes bouteilles de whisky.

Et bien, c'est pas tombé dans la glotte d'un sobre.

La soirée est donc rieuse au possible et on conviendra de passer la journée suivante ensemble si on a pas gelé d'ici là! En effet, il fait 8° dans le parc et comme au Népal, je dors habillé dans mon sac de couchage. J'ai l'habitude, tout roule. Par contre, je n'ai pas l'habitude de dormir à même le sol, ça vous brise un Braïce!

Avant ça, au cours de la soirée, je ne compte même plus les visites de biches qui passent de tentes en tentes pour guetter s'il n'y a pas de la nourriture à dérober. Et à chaque fois, la magie opère, je nage dans un bonheur nommé Mère Nature.


Samedi 17, le réveil est matinal. Dès que quelqu'un est réveillé dans le camping tout le monde est réveillé.

Les campeurs sont à 95% thaïlandais et ils font ronronner le moteur de leur voiture dès le réveil, sans doute pour se réchauffer. Ca vous sort de l'hibernation aussi sec!

Un avantage quand même à se lever tôt, on va enfin pouvoir manger.

On file avec Rachel au restaucamp et on commande la seule nourriture disponible : du riz mixé avec de l'omelette, des légumes... Et des épices au kilo!!!!

Je n'ai que très rarement mangé quelque chose d'aussi fort.

Pour tout dire, je n'ai que très peu mangé tout court. C'est immangeable malgré la faim pour mon palais délicat plus habitué au nutella qu'au chocolat noir à 95% de cacao.

Heureusement ou pas, on peut encore acheter des chips...


Au cours de ce bref petit encas, le reste des américains nous rejoignent, il est 9h quand on se met en route.

Le but est de retrouver un sentier et de s'y ballader à la rencontre de tout ce qui voudra bien se présenter à nous.

Le seul problème, c'est que le sentier est à plusieurs kilomètres, qu'on est huit et que pour faire du stop, ça va pas être pratique...

Cela dit, tous les thaïs ou presque présents dans le parc conduisent de gros pick-up.

C'est donc finalement sans trop de difficultés qu'on arrive à se faire prendre, tous ensemble à l'arrière d'une de ces énormes voitures.


On commence la randonnée.

Le rythme est rapide et le moral est bon.

Ca sent bon l'aventure. D'ailleurs, chaque fois qu'on en a l'occasion, on préfère suivre la rivière en sautant de rocher en rocher plutôt que de suivre le sentier.

C'est en plus de l'aventure, le meilleur moyen de ne pas rater les cascades qui s'égrènent tout le long du cours d'eau.

C'est aussi le meilleur moyen d'apercevoir un crocodile se dorant au soleil sur l'autre rive. Frissons garantis, et si il avait été de notre côté?

En tout cas, maintenant c'est sûr, je ne suis pas prêt de me baigner dans cette eau pourtant accueuillante vue la chaleur qui croit au rythme du soleil qui monte dans le ciel.  

A un autre moment, on aperçoit un gros lézard à l'estomac gonflé. Sans doute n'a-t-il pas mangé au restaurant du camping...

Il fait plus d'un mètre de long et pareil que pour le crocodile, ça ne donne pas envie de s'adonner à la brasse coulée.


Après 4 heures de marche, les moins vaillants en ont pleins les pattes alors que notre chemin débouche sur le même restaurant que celui où on a mangé la veille pour le déjeuner. C'est le moment de se repaître!!!!

Et comme la cascade dîte de "La Plage" est toujours là, on en profîte pour s'y reposer un moment.


C'est là que le groupe du jour se disloque. Les loques retournent au camping pour une sieste. Les autres dont Rachel et moi faisons partie décident de longer la rivière en aval de la chute d'eau.

On est repartie pour l'aventure.

Tant qu'on peut avancer, on poursuit. Et si on est bloqué, on rebrousse chemin.

Les paysages sublimes se succèdent, on ne croisera personne tout le long du cours d'eau.

On est les seuls humains à avoir choisi cette option, et on s'en félicite! Je dis humain car on recroisera d'autres animaux comme des singes, papillons, oiseaux, araignées et un autre gros lézard.

Vu que celui-ci est comme celui du matin en position sommeil au soleil, j'essaye de m'en approcher le plus possible pour avoir le bon cliché.

Dix mètres, cinq mètres, trois mètres... (c'est très proche, mesurez!!) Et tout à coup, le lézard se réveille et dans la seconde se met à courir littéralement dans ma direction. Il est pas content le pépère et il le fait savoir. C'est que ça court vite ces bestiaux là!!!! Pas aussi vite que moi quand même; pris de panique autant que de surprise, je me lance dans un sprint qui ne laisse, tant mieux pour mes mollets, aucune chance à mon agresseur de saurien.

Mais la vache, WHAOUUUU, le palpitant qui palpite c'est pour bibi!!!!

J'ai quand même eu ma photo, c'est l'essentiel. Pas moyen que je me rapproche une autre fois de la bête qui s'est bien faite comprendre dans l'opération.


On parviendra malgré l'embuscade à poursuivre notre chemin tortueux sur plusieurs centaines de mètres de défiance aux lois de la gravité jusqu'au moment fatidique où on ne peut plus avancer à moins de se mouiller les pieds. Et vu le bestiaire local, il est pas né celui dans le groupe qui tentera l'affaire!!!

On aura quand même vu quelques cascades dans l'opération et je ne parle pas du lézard de mauvais poil.


De retour sur nos pas, on retrouve le restaurant et son parking. Un auto-stop plus tard, il est 17h lorsqu'on rejoint notre camping qui s'est bien garni depuis le matin. Il faut dire qu'on est samedi et que tout le monde est au moins en week-end.

La veille, on avait pu jouer au frisbee sur des mètres et des mètres. Aujourd'hui, même les biches ne se montrent plus. Il semblerait que l'amicale des campeurs thaïlandais se soit donner le mot pour tous venir à Khao Yai ce week-end. Cela dit, pas plus d'inconvénients que ça, ils sont tous étonnés de notre présence quand on leur dit qu'on a marché toute la journée et se montrent particulièrement charmants et accueillants. Il faut dire que même dans un parc comme celui-ci, les thaïlandais ne sont pas adeptes de la marche et préfèrent visiter le parc en voiture. Je comprends mieux le fait qu'il y ait plus de routes que de sentiers maintenant!


Encore par rapport à la veille, il est 17h15 quand on se présente pour le dîner, c'est un peu tôt j'en conviens, mais si tu veux être sûr de manger... On a vu précédemment... Cette fois, il y a du choix et je ne suis pas obligé d'appeler les pompiers à la rescousse pour me sortir d'un piège culinaire à la façon pimentée!

Le repas englouti, riche mais fatigué de 7 heures de marche, je dis à Rachel que je vais me poser sur les coups de 18h.

Et bien, ça durera jusqu'au matin. Treize heures de sommeil, qui dit mieux?


Au réveil du dimanche, il est temps de penser à remballer les affaires, Rachel travaille le lendemain et rentre sur Bangkok dans la journée.

Je l'accompagne jusqu'à l'entrée du parc où je trouve un chauffeur pour me déposer à l'hotel où je dois prendre le reste de mes affaires restées sur place.

Je pourrais aussi bien rentrer à Bangkok aujourd'hui mais j'ai pas envie. Sale gosse...

Au contraire, à Pak Chong, la localité près du parc, un train vers Bangkok passe à peu près toutes les heures et s'arrête à Ayuthaya, l'ancienne capitale Thaï du XIVème au XVIIIème siècle. Ca promet question temple et question gastronomie!!

C'est donc mon programme pour les deux jours qui viennent, c'est à dire jusqu'à mardi où une fête monumentale est prévue à Bangkok puisque c'est le dernier soir pour Charlie et Anna qui sont dans le pays depuis maintenant deux mois et qui n'ont d'autre choix que d'aller travailler en Australie.

Et y'a pas à tortiller, j'en suis!!!!



Voilà voilà... Pour ceux qui était déçu de ne plus rien recevoir comme nouvelles fraiches, pour ceux qui trouvaient que mon voyage ralentissait un peu trop, j'espère que vous êtes réconciliés avec mon histoire.


En tout cas pour moi, les semaines ont beau passer à une vitesse supersonique, j'ai beau avoir du mal à savoir quel jour on est la plupart du temps, c'est toujours l'heure de vous dire que vous me manquez, que je suis désolé que le décallage horaire et le réseau internet ne nous permette pas de discuter plus souvent sur skype.

Je vous embrasse aussi fort que le lézard voulait m'attraper les chevilles. Et c'est pas du cinéma.


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Published by simplybrice - dans Ou En Thailande
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 08:57
A la suite de mon dernier message, j'aurais dû rechausser mes bottes de 7 lieues et repartir en croisade.
Mais force est de constater que même si la route est pavée de bonnes intentions, il faut encore pouvoir (ou vouloir) se lever aux aurores pour affronter une journée dans les transports. En effet, à Bangkok, je suis le roi du "snooze time". Je m'explique. Quand le réveil sonne à une heure avancée de la matinée, le snooze time consiste à se rendormir pour quelques minutes tout en sachant que le réveil va re-sonner dans les minutes suivantes. Moment délicieux que celui où on se replonge dans les rêves.
Le matin du 14 janvier, c'est exactement ce qui s'est passé mais jusqu'à midi!!
Dans ces conditions, il est inutile de dire que même si je me sens frais comme un gardon, je n'ai pas envie d'arriver à Pak Chong (ville porte d'entrée vers le Khao Yai national park) à la nuit tombée. C'est d'autant plus dur pour se repérer dans ces conditions que mon LP Asie du sud-est ne possède pas de carte de la localité.

Il a donc fallut que je compose avec une nouvelle journée dans Bangkok que je commence à connaître sur le bout des doigts ou presque.
Heureusement, dans mon malheur tout relatif, la veille j'ai recroisé Andy, un allemand avec qui j'avais sympathisé à Ko Chang. Il dors dans le même hotel que moi et c'est donc sans problème qu'on se retrouve vers 13h.
L'après-midi est molassonne.
Andy repart le lendemain vers son pays natal et comme moi, il est blasé de Bangkok.
Mon programme est donc de trouver un bon bouquin pour m'accompagner en forêt, rien de plus.

A 16h30, alors que le soleil décline, Andy a une idée brillante : prendre un taxi jusqu'à la Sky Tower, un gratte ciel de près de 90 étages dont le sommet est un bar avec panorama sublime sur la ville surplombé par une coursive tournante d'où on peut voir Bangkok à l'air libre.
Après 1/4 d'heure de taxi, on avance plus d'un pouce. Les voitures, tuk-tuk et autres sont pares-chocs contre pares-chocs et plus personne ne bouge pendant plus de 5 minutes montre en main, c'est très long!!!
A ce rythme, le coucher de soleil va se passer à l'arrière d'une berline. On peut rêver mieux...
Une solution s'impose : Le moto-taxi.
On quitte donc le 4 roues pour dénicher deux 2 roues, plus à même de battre des records d'efficacité. Et nous voilà parti, chacun sur sa bécanne, à la merci d'un chauffeur-pilote spécialiste du sens interdit, du slalom au cordeau, de la voltige.
Résultat, on aurait mis 2h à bailler aux corneilles dans un taxi qu'on aurait battu à la course à cloche-pied et au final on arrive à la tour en 15 minutes de rigolade et de serrage de fesses pour mieux passer entre les voitures, aérodynamique oblige.

Quand on regarde la tour d'en bas, c'est à tomber à la renverse tellement c'est grand. Pour sûr que la vue va être grandiose!!
Trois ascenseurs plus loin, on est au sommet.
On est pile à l'heure pour le coucher de soleil mais une chose cloche, c'est plus brumeux que Paris dans ses plus mauvais jours... On sait que le soleil est là derrière mais on ne peut que l'imaginer, damned!! Zéro couleur, c'est la déception.
Seulement, on ne peut oublier qu'on est 200m au dessus du sol. La ville déploye ses tentacules à nos pieds. Les échangeurs routiers s'emmèlent comme des poils pubiens. Les bouchons se dévoilent sur des kilomètres.
Qui plus est, alors que la lumière décline, la ville se pare de millions de lumière et là est le vrai spectacle!!
C'est à vous casser la machoire tant c'est étendu, j'ai beau plisser les yeux comme un Rousseau qui aurait abusé du tilleul, j'en vois jamais le bout.
En plus, quand on est sur la plateforme extérieure, les quelques mètres de tour qui nous dominent sont recouverts de diodes colorées qui scintillent à tout va. On se croirait dans un clip de J. Timberlake!

On reste 2 bonnes heures là-haut à apprécier les environs puis on reprend l'ascenseur dans l'autre sens. Dans celui-ci, une affichette présente le practice de golf inséré dans la tour. Encore un moyen de passer du bon temps!!! D'autant que je n'en ai jamais fait hormis le minigolf dans mes tendres années.
Andy est mitigé, ça ne lui dit trop rien d'enchaîner les swings perché au dessus d'une des plus grandes villes du monde.
J'use alors de tous les artifices pour le faire changer d'avis jusqu'au moment où on se met d'accord pour lancer la pièce et laisser le destin décidé par l'entremise de la chance.
Je lance la pièce, on va jouer au golf!!!! 2 euros pour taper 120 balles, que demande le peuple!!
En plus, pour le même prix, on se tape un méchant fou-rire parce que ça a beau sembler simple, les premières balles ne sont qu'esquives rotatives!
Mais au fur et à mesure, on progresse sans que les rires ne cessent.
Merci la pièce d'être tombée du bon côté!!
Au final, ça nous prend bien 90 minutes pour arriver au bout du charriot de baballes.
Et puis ça réveille!!
Ca réveille tant et si bien qu'Andy est tout ragaillardi. Le bougre d'allemand a une idée derrière la tête ou entre les jambes pour être plus précis...
Il se lance dans un monologue.
C'est son dernier soir en Thailande et il a envie de tout gouter, y compris le pire de ce que Bangkok a à offrir.

Il a une adresse et me convint de le suivre dans les aventures de son dernier soir.
La destination est un club de call-girls à quelques encablures. Je suis désolé mais je ne me souviens déjà plus du nom...
Un resto indien à la nourriture épicée comme du napalm plus tard et on est parti, il est 22h30.

On arrive au club à 23h.
La partie gratuite est une grande salle où on diffuse les matchs de football et où on boit des coups.
Sur un côté de la salle, une vitrine imposante couvre tout un mur.
Derrière sont assises des filles qui doivent être à peu près une dizaine avec des badges numérotés sur la poitrine.
Alors qu'on se raffraichit d'une bière, un type nous explique le principe.
Sur la gauche, les super-models qui n'ont de ça que l'appellation. Elles sont plus chères que les autres.
Au milieu, les jolies filles qu'on trouvera pour la plupart jolies que si on abuse de l'alcool. Elles sont à un prix moyen.
Sur la droite, celles qui ne répondent malheureusement pour elles à aucunes des 2 autres catégories. Il n'y en a qu'une et les autres filles se moquent ouvertement de celle-ci qui est assise toute seule comme une pauvre malheureuse.
Le spectacle est à vomir, c'est pas pour les sentimentaux.
Mais le fait est qu'on peut "louer" une ou plusieurs filles pour deux heures de "massage", "bain", "jeux".
Andy est tout émoustillé et ne sait quoi choisir sur le "menu".
A l'arrière, un pianiste joue de la musique d'ascenseur accompagné d'un chanteur qui débite des chansons d'amour thaïlandaises mélancoliques en pleurant littéralement sur son micro. Ambiance quand tu nous tiens...

On reste là, assis pendant une heure. Andy n'est toujours pas décidé et en plus pendant ce temps, le choix s'amenuise.
Il est tellement indécis que minuit arrive.
Et à minuit, sans qu'andy soit prévenu, en un instant, toutes les lumières derrière la vitre s'éteigne, le club ferme, Andy est dépité. Et moi, je ris!!
5 minutes plus tard, la lumière se rallume, les filles ont disparu, ne reste que la femme de ménage qui passe l'aspirateur!!
Andy est en deuil.
Même la musique s'est tue.
C'est vraiment la fermeture.

Ne nous reste donc plus qu'à partir comme on est venu, retour dans notre quartier.
Je quitte Andy à 1h du matin, bien décidé à me levé tôt.
Un rapide passage par le Burger King plus tard, je suis au lit à 2h encore tout amusé par la tournure des évènements.
Le lendemain, le réveil est prévu à 9h, et sachant que j'adore le "snooze time", je me vois partir en fin de matinée si je ne suis pas trop feignant.

Pour résumer la soirée, je suis venu, j'ai bu et j'ai vu vingt culs.
Et force est de constater, que de la sorte, c'est pas ma came.
Et l'amour dans tout ça, il est sans doute au coin de la rue mais laquelle?

 

 
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 18:56

Vous avez cru à l'abandon de poste?

Vous pensez que j'ai démissioner de mon rôle de reporter? Que le spleen est plus fort que tout et que je me morfonds dans les ténèbres sentimentaux jusqu'au bout de la nuit?


Ca pourrait être vrai, ça picote encore...

Mais l'appel de la route vers de nouvelles aventures est plus fort que tout et me voilà reparti comme en 40.


C'est pas faux que j'ai été un peu léger sur ma description de ces dernières semaines mais il faut dire qu'à Ko Chang, la monotonie est plus ou moins chez elle surtout quand on passe 12 jours sur place.

C'est pas faute d'avoir rencontré des gens. C'est pas faute d'avoir veillé (parfois) très très tard. C'est pas faute d'avoir picolé (souvent) plus que de raison.

La vie à la plage, ça a beau être parfois rock n'roll, quand tu regardent le dernier Batman ou le dernier James Bond sur un écran d'un mètre de large ou quand tu rencontres ton dixième allemand (ou autre) de la journée, la sensation d'être en Thaïlande s'estompe d'autant plus que dès le réveil jusqu'au coucher les seuls thaïs à qui tu parles sont ceux à qui tu commandes à manger.


Disons que comme la dernière fois, Ko Chang c'est un peu Ibiza dans une version, j'imagine, un peu plus modeste et un peu plus forestière, mais Ibiza quand même.


Il était donc temps de dire au revoir à Charlie et Anna, de retourner à Bangkok et d'entamer une cure de désintoxication par l'exercice.

Ce fut donc fait à l'issue d'une nuit au cours de laquelle j'ai dormi deux heures (sic).

J'avais donc la tête où vous savez au moment de prendre le bateau puis le bus hier matin, dimanche 12 janvier.


Au moment de monter dans ce dernier, je suis le dernier parmi les passagers. Je fais le tour des places assises, plus une seule n'est disponible. Je m'installe donc complètement à l'avant du car, au premier étage, à l'endroit où les premiers rangs étalent leurs jambes. D'ailleurs parmi les gens à qui je demande de me faire un peu de place en vue de m'assoir par terre, un homme grassouillet aux pieds vérolés me fait presque le reproche de le géner dans mon installation, comme si c'était ma faute que la compagnie a vendu plus de tickets que de places disponibles!!

Heureusement, je n'aurais pas à lui faire manger ses remarques, la responsable de la compagnie vient me chercher et me dit qu'il reste un espace libre, la couchette du chauffeur!!! Qu'il est bon d'avoir parfois de la chance, je n'aurais pas pû rêver meilleure situation vu mon état physique et mental déplorable.

J'ai donc pû dormir comme une marmotte tout le trajet jusqu'à Ko San road, destination du jour.


A la sortie du bus, je suis Sylke, une allemande avec qui j'ai sympathisé à Ko Chang. Elle a un bon plan pour un hotel, allons voir.

Grace à ma connaissance toute relative de la ville, on trouve facilement et miraculeusement le chemin.

Le soleil n'est pas encore couché quand je découvre ma chambrée. Un lit, un ventilateur posé au sol, la lumière et on a fait le tour du confort sur place.

L'hotel ne possède que deux douches qu'il faut partager avec la quarantaine d'autres occupants.

Plus rudimentaire, tu dors dehors...

Mais soit, je ne vais faire que deux nuits ici, j'ai déjà fait le tour l'année dernière des sites "incontournables". Le temps de faire une lessive et il sera temps d'aller à Khao Yai, parc naturel de son état et foret primaire s'il en est.


On passe la soirée ensemble en tout bien tout honneur avec Sylke. Rien à signaler si ce n'est que l'air est chargé, la foule omniprésente, et le bruit assourdissant.

A signaler toute fois, sur le chemin du retour à l'hotel, on passe devant le Burger King de Khao San road ouvert 24h / 24.

Les connaisseurs sauront que ma faiblesse coupable question nourriture est justement Burger king et son fameux double whopper avec cheese et bacon, soit au bas mot 400g de tout dans deux tranches de pain. C'était tellement bon qu'il va falloir que je confesse ce pêché de gourmandise un jour ou l'autre!!!!


Aujourd'hui, Sylke a décidé de se lever aux aurores pour profiter au maximum de son dernier jour avant son retour en Allemagne prévu ce soir.

Pour ma part, hors de question que je mette mon réveil, c'est contre ma religion!


Je suis donc allé flaner du côté de chinatown avant de profiter de la climatisation dans un centre commercial grand comme une ville.

Pour vous donner une idée, on y trouve en plus des magasins traditionnels qui se comptent par centaines, une patinoire, un multiplex cinéma dont un écran Imax et le plus grand aquarium d'Asie du sud-est.

C'est d'ailleurs là que j'ai passé la fin d'après midi.

Deux heures à regarder les poissons, méduses, mammifères marins & autres crustacés dans des bassins grands comme des piscines olympiques. Deux heures de silence dans un temple de la consommation où on expose des Lamborghinis pour qui peut se les offrir, surréaliste!!!


Le chemin du retour est à l'image de Bangkok. Je prends un taxi jusqu'à l'hotel. Près d'une heure pour faire peut-être un kilomètre... Il est même arrivé qu'on avance pas d'un pouce pendant plus de 10 minutes.

Que ceux qui déteste la circulation et le traffic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête...


Ce soir, je me fais une joie d'aller me faire une ventrée de sushis.

Demain, je reprends le bus pour un exil de quelques jours au milieu de la foret. Sans doute cela me donnera-t-il à nouveau l'occasion de vous décrire des situations comme nulle part ailleurs. Du moins je l'espère.

D'ici là, ne sortez pas sans vos moufles, j'ai cru comprendre que la France en ce moment n'est pas un pays tropical.


Merci pour les messages de réconfort et de sympathie qui ont suivis mon dernier article, ça fait du bien par où ça passe : en plein coeur sans exagérer.


Et à nouveau, mes meilleurs voeux pour l'année qui vient. En espérant qu'elle vous apporte l'accomplissement de tous vos rêves. Et si ça veut dire me rejoindre pour quelques semaines, vous connaissez la rengaine : j'ai pas de maison mais Mi casa es su casa.


A bientôt où que ce soit et grosses bises bien moites.


Ca c'etait hier. Depuis, j'ai accompagne Sylke jusqu'à l'aeroport et partage une journee avec un de ses potes nomme Steeve.

La soiree d'hier etait bien arrosee, le type est anglais je le rappelle...

Au cours de la soiree, au detour du chemin, Steeve m'a propose de me joindre a lui pour un tour de l'asie du sud-est en 10 semaines avec un depart demain matin direction le Cambodge.

Ca semblait une excellente idee, Steeve est a mourir de rire et partager un bout de route avec le type eut ete une bonne idee. J'ai donc dit oui au 3eme litre de biere.

Mais au retour a l'hotel, j'ai bien reflechi et ma reponse est en tout point prematuree.

Je n'en ai pas fini avec la Thailande, c'est une evidence.

Le plan avec Steeve prevoyait de partir pour le Laos des demain.

Le rendez-vous avec le bonhomme de cette apres-midi a donc commance avec mes plus plates excuses mais il faut que je me concentre sur ce que j'ai vraiment envie de faire c'est a dire ce que j'ai deja decrit plus tot a savoir la foret puis l'escalade dans le sud de la Thailande a Krabi.


J'ai donc quand meme passe la journee avec le gaillard, rencontre pleins de gens de Ko chang, et dit au revoir a tout le monde.


Demain comme prevu un jour en retard je vais a Khao Yai.


Tout peut arriver en voyage.


Il s'en est fallu d'un cheveu que tout mon planning foute le camp en une seconde, cela n'incluant pas ma rencontre avec Moman et Pedro, of course.


Je vous recontacte donc comme prevu a mon retour des bois.


A la semaine prochaine.


Grosse Braice de la route

PS : en bonus car il en faut toujours un de nouvelles videos dont la video embarquee dans le saut a l'elastique. A votre sante. A votre bon coeur.



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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 21:07
J'étais censé vous parler de mes derniers jours à Kathmandou,
Ca semble à des années lumières maintenant...
Il y a bien eu le réveillon de Noël où j'ai partagé le dîner avec un Jesus espagnol, un Adam irlandais et une Eve néherlandaise, ça c'était quelque chose!!
Il y eu aussi les visites de stupas, de temple habité par les singes, de batiments à l'architecture tout droit sortis d'une version himalayenne des mille et une nuits.
Peut-être vous rendez-vous compte sur les photos, parce que je n'ai plus le coeur à revenir dessus.

C'était pourtant sacrément bien malgré le froid, mais maintenant désolé le coeur n'y est plus, mais alors plus du tout...
Dans un soucis de vérité, laissez moi vous compter pourquoi.


Je suis arrivé à Bangkok gonflé à bloc le 30 décembre. J'allais enfin retrouvé Anna et Charlie que j'avais laissés quelques mois auparanvant.
J'ai rencontré Anna et Charlie un an plus tôt lors de mes précédentes vacances en Thaïlande et j'adore ces deux personnages au point que je me suis rendu deux fois à
Gotheborg en Suède pour leur rendre visite.
Charlie est né en Corée il y a 26 ans et fut adopté par une famille suédoise à l'age de 3 mois. On ne peut imaginer personne plus expansive et volubile. Charlie est un peu la reine des folles et je l'adore.
Anna est née en Suède il y a 24 ans, c'est un sacré bout de femme qui ne s'en pas laisse pas compter, elle est belle comme un coeur et sauvage comme un pur-sang. Accessoirement , ça peut sembler neuneu mais c'est la vérité, j'aime Anna depuis la 1ère fois que j'ai posé le regard sur elle.
Accessoirement aussi, on a déjà batifolé a plusieurs reprise ce qui n'a évidemment jamais rien calmé de mon côté.

J'étais donc aux anges de pouvoir les rejoindre à Ko Chang pour passer 3 semaines ensemble. Charlie & Anna filant ensuite en Australie pour au moins un an afin de se refaire question finances.

Je suis arrivé à Bangkok en début de matinée et il n'était pas question de perdre une minute. A peine arrivé, j'ai sauté dans un taxi pour qu'il me conduise à la gare routière afin que je dégotte un bus. Et comme l'année dernière exactement, le chauffeur de taxi propose de me conduire jusqu'à l'embarcadère pour Ko Chang à 300km de là. Que croyez-vous que je lui répondis? Fais-moi un prix!!!
C'est comme ça que ça c'est passé, trois heures plus tard, j'étais chaudement assis dans le bateau car, il me faut préciser, Ko Chang est une île et il y a fait chaud surtout quand on déboule de Kathmandou ou de France actuellement d'après ce que j'entends.

Bref... Je retrouve le chemin de l'hotel où il est convenu que je partage la couche avec mes deux larrons qui sont déjà sur place depuis 5 semaines!
A 14h, je retrouve également le chemin de la plage où j'aperçois enfin mes hôtes.
Moment de rêve, tout le monde se saute dans les bras et les frissons parcourent les corps, ça promet...

Les jours qui suivent sont un bis repetita de ce qui s'est passé l'année dernière. Anna et Charlie sont deux fétards invétérés et à nous trois, c'est toujours à savoir celui ou celle qui sera le dernier debout.

Le rythme est donc celui-ci :
Les levers sont difficile quelle que soit l'heure.
Les après-midi à la plage sont souvent silencieuses mais jamais d'une manière embarrassante.
Viennent ensuite l'heure de la sieste, puis du coucher de soleil (chienne de vie!!!).
Pour finir, on mange, on boit, on danse, on rit jusque très tard dans la nuit.

En plus, le 2ème jour, c'est le nouvel an. Surrenchère de décibels et de feux d'artifices, on se rend bien compte qu'on est pas en Syrie par exemple!


Pour ma part et puisque c'est principalement de ça qu'il s'agit ici, je n'entreprends rien avec Anna même si ça n'est pas l'envie qui manque car il convient maintenant de faire les choses dans les règles puisqu'on va passer les trois prochaines semaines ensemble.
Ce que je ressent pour cette fille, je l'imagine comme une espèce de tiroir que je ne pourrais plus fermer tant les sentiments s'y accumulent.
Il va donc s'agir d'agir en douceur afin de ne pas troubler l'excellente atmosphère thaïlandaise.

Je fais d'abord part à Charlie de ce que je ressents. Non pas pour qu'il aille trouver qui vous savez mais pour avoir son assentiment. Je ne voudrais en priorité pas rompre l'alchimie qui règne entre nous.
Et Charlie, plus royal que le roi, me donne son feu vert. Ne reste plus qu'à trouver le moment idéal...

Ce même soir (le 3 janvier), la soirée se passe excellemment. Excellemment jusqu'à ce qui suit...
A 4 heures du matin, en chemin entre un endroit ouvert et musical jusqu'à pas d'heure et un autre, on repasse par le bungalow. On a tous encore la sauce et il s'agit juste de refaire le plein de liquide. Je suis dans les starting blocks.
Anna en profite pour règler l'alarme sur son téléphone portable vers 8h ce matin même car Elle et Charlie vont jusqu'au Cambodge dans la journée afin de bénéficier d'un visa thaï tout neuf, le leur arrivant à expiration.
C'est à ce moment tragique qu'elle apprend au travers d'un SMS d'une banalité affligeante ("tiens au fait, peut-être que ça t'importe de savoir...") que sa grand mère vient de décéder. Subitement elle s'effondre. Charlie est là pour la réconforter comme un frère le ferait pour sa soeur, je sors du paysage mais peu importe alors.
Les circonstances font que tout va de travers. Anna pense faire un aller-retour en Suède mais cette idée ne fera pas long feu.
La seule chose qui importe sur le moment pour ma belle, c'est de boire jusqu'à l'oubli, noyer sa peine comme on dit.
La soirée ou la nuit se poursuit alors dans une ambiance que vous devinez, mi-figue mi-raisin au bas mot dans les têtes, mi-redbull coca mi-rhum local dans les seaux qui nous servent de verres.
Tout le monde rentre et s'effondre avant que le soleil se lève.
Je ne sais pas à quoi m'en tenir; disons légèrement que ce n'est que partie remise.

Le lendemain, les paupières d'Anna sont encore humides de la veille et il va sans dire que l'aller-retour au Cambodge sera pour plus tard, c'est pas bien grave.
Charlie et moi faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour tantôt lui faire oublier ses malheurs et tantôt pour la réconforter.
Et le soir venu, on en parle plus, c'est mieux comme ça tant la situation familiale d'Anna est compliquée.
C'est le retour au rythme classique, la soirée est une merveille de soirée. Les gens autour de la table sont souriants, décontractés. La musique est bonne, bonne, bonne. Les gosiers se remplissent, remplissent, remplissent.
Sur les coups de 3 heures, Charlie s'éclipse avec un compagnon d'un soir.
A 5h, il n'est toujours pas de retour parmi nous, il y a de grandes chances qu'il y passe la nuit jusqu'au lendemain. Je sens monter la pression mais je contrôle.
A 6h, je fais signe à Anna que je rentre à la maison, il est l'heure pour moi. Cela dit malgré l'heure très avancée, je suis bel et bien réveillé et remonté comme une pendule.
Elle rentre peu après moi, je n'ai pas eu longtemps à attendre.

Au détour de la conversation pré-sommeil, je fais mon coming out.
De la meilleure façon possible, je dévoile la palette de sentiments que je ressents pour cette fille.
Le fait est que ça ne m'arrive que très exceptionnellement d'être exalté à ce point par une donzelle et c'est exactement ce que je recherche dans la vie. Je fais donc bien attention à choisir chaque mot, à ne pas mettre de pression malgré les apparences. Tout ce que je veux, c'est pouvoir donner.
La demoiselle est sur le cul, les mots ont du mal à sortir.
Mais quand ils sortent, ils foudroient direct au coeur.
Le fait est qu'elle ne cherche en aucun cas quelque chose de stable, qu'elle est flattée mais que ç'eu été mieux si j'avais gardé ça pour moi car elle préfère me voir comme un frère plutôt que comme un compagnon ne serait-ce que pour trois semaines.

C'est la que les moteurs s'arrêtent et que l'avion s'écrase. Comme le con que je suis, j'ai pas prévu de parachute. L'atterrissage est douloureux. J'ai un sabre qui me transperse le coeur ou le peu qu'il en reste...

Là dessus, mademoiselle file dormir.
Malgré les verres, l'heure et tutti quanti, il me faudra sacrément du temps pour trouver le sommeil et de ce fait une certaine tranquilité d'esprit.
Je suis au 4ème sous-sol et pense ne rien avoir fait pour mériter ça.

Une nouvelle journée s'est écoulé depuis, nous sommes dans la nuit du 5 au 6 janvier.
Aujourd'hui, elle a fait comme si rien ne s'était passé et ça ne m'a pas aidé.
Si ce voyage est un film, ce passage est une tragédie grecque.
Maudit du coeur, il hésite entre l'appel de la route et la poursuite de ce cirque qu'on appelle la vie à la plage, sachant que malgré la douceur, ça fait un mal de chien.

Un conseil?
Volontiers, merci!


PS : Pour que tu ne reste pas sur cette note pas douce, très amère, je laisse en dépot toute ma sélection de photos du Népal, c'est peut-être un peu la foire car il y en a plus de 200, mais dis-toi que j'en ai écrémé déjà beaucoup, que j'adore toutes celles que je te présente et qu'en plus, en ce moment même j'ai d'autres préoccupations.
J'aurais adoré vous raconter des histoires à l'accent printanier avec de la débauche autour, espérons que la malédiction me laisse quelque répit et que ce soit pour une autre fois.
 
 
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Published by simplybrice - dans Ou En Thailande
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1 janvier 2009 4 01 /01 /janvier /2009 15:51
Je suis arrive en Thailande voila maintenant 3 jours> Je suis a Ko chang comme l'annee derniere, ca fait d'ailleurs bizarre de marcher la ou j'ai deja marche sans etre a Paris.
Ce soir, c'est repos car la veille a ete haute en couleur et en feu d'artifice.
Enfin quand je dis repos, j'ai deja 3 verres dans le museau... Et il y a une fete au Lemon Bar... Rien de tres exceptionnel pour Ko chang, on peut trouver une fete tous les soirs, ca change grandement du moyen-orient!
Pour le climat, ca change aussi du Nepal, plus besoin de dormir tout habille pour eviter d'attrapper la creve.

Plus de details tres bientot.

En tout cas, un ENORME merci pour les messages de sympathie, voire d'amour.
Desole pour Skype qui deconne a foison

Et a tous, je vous souhaites une annee riche en emotions positives.
Et une bonne sante!!! C'est important la sante...

Quant aux photos du Nepal et la suite du recit, c'est pour demain, promis.
Aujourd'hui desole c'est ferie!

N'hesitez pas a acrocher la caravane en cours de route
D'ailleurs Maman, bienvenue au Cambodge mi-fevrier!!! C'est dans les starting blocks.


A tres bientot ou que ce soit.

Et ca peut paraitre neuneu et rabache, mais je vous souhaites encore et a tous une exxxcellente annee du fond de mon coeur legerement imbibe mais lucide.


gigantesques becots
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